Introduction

Le gouvernement envisage de réintroduire une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises afin de maîtriser un déficit public jugé trop élevé au regard des autres pays européens.

La mesure, déjà appliquée en 2025 puis rejetée par le Sénat, devrait revenir au coeur des discussions budgétaires lors de la reprise des travaux en janvier.

Pourquoi la surtaxe revient

Les autorités cherchent à réduire l'écart entre le déficit prévu aujourd'hui et l'objectif visé, estimé à environ 0,4 point soit près de 9 milliards d'euros selon les arbitrages en cours.

Face à un chiffre proche de 5,3% du PIB, l'exécutif juge nécessaire d'explorer toutes les options, dont un réexamen des contributions exceptionnelles sur les grands groupes.

Le ministre a rappelé que la France figure parmi les pays européens affichant des déficits élevés, ce qui impose, selon lui, des efforts supplémentaires.
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Montants et entreprises concernées

Initialement, l'exécutif tablait sur 4 milliards d'euros de recettes issues de la surtaxe, après un rendement de 8 milliards en 2025. Ces estimations ont évolué au fil des débats parlementaires.

Au fil des discussions, des montants allant de 4 à 6 milliards ont été évoqués comme compromis possible, tandis que le Sénat avait auparavant supprimé la reconduction de cette taxe.

La contribution exceptionnelle viserait principalement les sociétés réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit environ 400 entités d'après les estimations présentées.

Calendrier et enjeux politiques

Après l'adoption d'une loi spéciale destinée à assurer la continuité de l'Etat, la nouvelle lecture du budget est programmée pour la première semaine de janvier en commission à l'Assemblée nationale.

Oppositions et compromis

La mesure divise l'hémicycle : elle peut séduire certaines forces de gauche tout en rencontrant l'opposition de la droite, qui estime préférable de réduire les dépenses plutôt que d'augmenter la fiscalité des entreprises.

Le gouvernement affirme proposer des pistes ; ce seront finalement les parlementaires qui décideront du montant et des modalités. Source : BFMTV Immobilier.