Introduction

Le litige autour de la « rue de la Plage », au Cap-Ferret, connaissait une étape décisive début janvier. Le tribunal judiciaire de Bordeaux a rendu une décision qui clarifie la propriété d’une bande de terrain longée par la mer et bordée par deux restaurants emblématiques.

Pour les habitants et les associations locales, l’affaire soulevait des questions d’usage historique et d’accès public ; pour les exploitants, il s’agissait de voir reconnaître un droit de propriété contesté depuis des années.

Contexte et décision du tribunal

L’affaire a débuté après des doutes exprimés par la mairie sur la titularité d’une portion de terrain entre le rivage et les établissements L’Escale et le Pinasse Café. Les services communaux avaient évoqué l’absence d’autorisation d’occupation temporaire pour cet espace fréquenté par le public.

Ce qu’a retenu la justice

Après examen des actes cadastraux anciens, remontant jusque dans les années 1920, les juges ont estimé que la bande litigieuse appartenait bien aux propriétaires des murs des deux restaurants. Le tribunal a cependant encadré l’exercice de ce droit en imposant une servitude de passage destinée à préserver la circulation publique le long du littoral.

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Réactions des parties et associations

Du côté des restaurateurs, la décision a été accueillie avec soulagement. L’exploitant a expliqué que le jugement met fin aux accusations qui les avaient stigmatisés, tout en rappelant que la pratique de passage n’a jamais été entravée au fil des décennies.

Des associations toujours mobilisées

Plusieurs collectifs locaux ont contesté l’analyse du tribunal, arguant que des documents plus anciens plaident pour une bande publique ou une concession limitée au rivage. Ils annoncent leur intention d’étudier les voies de recours et d’interroger l’État sur d’éventuelles suites procédurales.

La servitude de cinq mètres : conséquences pratiques

Le jugement impose aux propriétaires de maintenir un dégagement de cinq mètres pour la circulation publique le long de la bande reconnue comme privée. En cas de non-respect, le tribunal a prévu des sanctions financières dissuasives pouvant atteindre plusieurs centaines voire milliers d’euros par jour.

Impact sur l’usage et l’aménagement

Sur le terrain, la largeur effective du passage a varié avec le temps et les aménagements. Les restaurateurs jugent la largeur exigée excessive et évoquent la nécessité d’un dialogue avec l’État pour ajuster la mise en œuvre. Côté mairie et associations, l’enjeu reste d’assurer l’accès littoral pour les usagers et les professionnels (ostréiculteurs, pêcheurs, promeneurs).

Sources

Ce texte reprend et reformule les éléments publiés par la presse locale et les comptes rendus judiciaires. Pour aller plus loin, consultez le reportage de France 3 Régions qui a couvert l’affaire et fourni la documentation d’origine.

Source originale : France 3 Régions.