Introduction

La part des acheteurs qui évaluent le risque climatique avant d'acheter un logement ne cesse d'augmenter. Selon une enquête récente réalisée pour le réseau Orpi, ce critère pèse désormais dans la réflexion d'une large majorité de Français.

Canicules, inondations et érosion côtière figurent parmi les menaces qui font désormais partie des paramètres étudiés par ceux qui cherchent à acheter. Cette nouvelle sensibilité influe sur la manière dont les futurs acquéreurs envisagent localisation et budget.

Chiffres clés de l'étude

Données principales

L'enquête montre que 77% des sondés déclarent que les risques climatiques compteraient dans leur décision d'achat dans leur territoire. Parmi eux, 36% estiment que ce facteur pèserait beaucoup, 41% indiquent qu'il pèserait un peu, et seulement 9% assurent que cela n'aurait aucun impact.

Différences selon le profil social

Les hommes sont légèrement plus sensibles que les femmes (78% vs 76%), et la catégorie socioprofessionnelle supérieure affiche un taux plus élevé (81%) que les catégories moins favorisées (75%).

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Âge et durée de conservation

Contrairement aux idées reçues, les personnes âgées semblent plus attentives aux risques climatiques que les plus jeunes : 78% des 65 ans et plus en tiennent compte contre 69% des 18-24 ans. L'explication tient en partie au fait que les seniors envisagent souvent de garder leur bien longtemps et de le transmettre, ce qui les rend sensibles aux risques à long terme.

Rural vs urbain

Le clivage entre zones rurales et grandes agglomérations est faible : environ 78% des habitants ruraux et 75% des citadins déclarent intégrer ces risques dans leur réflexion d'achat, montrant une préoccupation largement partagée quel que soit le lieu de résidence.

Conséquences pour les acheteurs et le marché

Concessions et arbitrages

La prise en compte des aléas climatiques intervient alors que le marché souffre d'une offre limitée. Dans ce contexte, 72% des Français seraient prêts à faire au moins une concession sur leur projet : réduire la surface recherchée (31%), augmenter le budget (30%), s'éloigner du centre ou du lieu de travail (30%) ou accepter un logement nécessitant des travaux (25%).

Interprétation et marges d'erreur

Ces tendances doivent être interprétées avec prudence : la marge d'incertitude indiquée pour l'échantillon est de l'ordre de 1,4 à 3,1 points. Elles traduisent néanmoins une évolution des priorités lors de l'achat, avec un impact concret sur la demande et la localisation des futurs achats. Source : BFM Immo (enquête OpinionWay pour Orpi).