Crédit immobilier : décrocher un prêt malgré la remontée des taux
Avec les taux qui reprennent un peu de hauteur, obtenir un financement immobilier demande préparation et stratégie. Voici les points à soigner pour convaincre un prêteur.
Introduction
Depuis quelques mois, les taux des crédits immobiliers se stabilisent à un niveau supérieur à celui des années récentes. Pourtant, les établissements prêtsent toujours : il faut donc adapter sa démarche pour obtenir les meilleures conditions possibles.
Dans ce guide, nous expliquons le contexte des taux, les éléments que scrutent les banques et les actions concrètes à mener pour maximiser vos chances d’emprunter.
Le contexte actuel
Début février, les barèmes observés par les comparateurs montrent des taux moyens orientatifs : environ 3,18 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans et 3,38 % sur 25 ans. Certaines offres ont été relevées de 0,05 à 0,10 point depuis l’automne 2025.
Chiffres clés
Malgré ces hausses modérées, la production de crédits a rebondi en 2025 : sur les onze premiers mois, les prêts à l’habitat atteignent près de 133,3 milliards d’euros (Banque de France), soit une progression marquée par rapport à l’année précédente. La référence de marché, l’OAT dix ans, reste installée au-dessus de 3,50 %, ce qui pèse sur le coût du refinancement des banques.
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Ce que regardent les banques
Pour décider d’accorder un prêt et fixer un taux, les agences analysent plusieurs points : solidité des revenus, apport personnel, reste à vivre et durée du crédit. La qualité du projet et la localisation du bien comptent aussi.
Points de vigilance
- Apport personnel : un apport significatif réduit le risque et facilite l’obtention d’un meilleur taux.
- Capacité d’endettement : respectez le plafond (particulièrement le taux d’effort) et montrez des revenus stables.
- Dossier complet : pièces justifiant les revenus, les charges, l’employeur et l’historique bancaire.
- Durée du prêt : allonger la durée baisse les mensualités mais augmente le coût total et peut modifier l’offre.
Préparer son dossier et négocier
Une préparation soignée fait souvent la différence : chiffrez précisément votre projet, anticipez les questions sur la mensualité et mettez en avant les atouts (CDI, apport, gestion d’épargne régulière).
Conseils pratiques
- Rassemblez les documents essentiels : bulletins de salaire, avis d’imposition, relevés bancaires et compromis de vente.
- Comparez plusieurs offres et utilisez-les comme levier : un rendez‑vous bien préparé permet de négocier une baisse de marge commerciale.
- Pensez aux garanties alternatives (hypothèque, cautionnement) et à l’assurance emprunteur : parfois la renégociation de cette assurance offre un gain significatif.
- Envisagez un courtier : il connaît les grilles régionales et peut accélérer l’examen du dossier.
Enfin, restez flexible sur l’échéancier et communiquez clairement sur votre projet. Même dans un contexte de taux en hausse, un dossier rassurant et bien positionné obtient souvent une réponse favorable.
FAQ
- Les banques prêtent-elles encore alors que les taux montent ?
-
Oui. Même si les conditions de refinancement se durcissent, les établissements continuent de proposer des crédits ; l’enjeu est d’ajuster la marge et la durée.
- Quel apport présenter pour améliorer ses chances ?
-
Il n’y a pas de seuil unique, mais un apport couvrant au moins les frais de notaire et 10 % du prix rassure fortement les banques et facilite la négociation.
- La hausse de l’OAT impacte‑t‑elle directement mon taux ?
-
L’OAT sert de référence pour le coût de refinancement : quand il remonte, il devient plus difficile pour les banques de proposer des taux bas, d’où des barèmes en légère hausse.
- Faut‑il passer par un courtier ?
-
Un courtier peut faire gagner du temps et trouver des offres régionales compétitives ; il est utile si votre dossier est complexe ou si vous n’avez pas le temps de comparer.