Introduction

La garantie loyers impayés (GLI) sécurise le loyer pour le propriétaire, mais son obtention dépend essentiellement du dossier du locataire. Les compagnies d’assurance appliquent des règles pour limiter les risques et peuvent refuser des candidatures même si elles semblent solides au premier abord.

Dans cet article, nous détaillons les critères les plus fréquents, les profils les mieux acceptés et les alternatives possibles quand une GLI n’est pas accordée.

Critères principaux pour être éligible à la GLI

Les conditions varient selon les assureurs, mais plusieurs exigences reviennent souvent dans les contrats. Elles visent à s’assurer que le locataire pourra régler son loyer de manière durable.

Les critères les plus fréquents

Parmi les éléments scrutés lors de l’analyse du dossier figurent essentiellement la destination du logement, le rapport entre revenus et loyer, et la stabilité des ressources du candidat.

  • Résidence principale : la plupart des GLI ne couvrent que les locations occupées à titre de résidence principale.
  • Seuil de solvabilité : l’assureur demande en général que les revenus nets soient un multiple du loyer (souvent autour de 2,85 à 3 fois le montant charges comprises).
  • Stabilité des revenus : il importe que les ressources soient régulières et pérennes, ce qui réduit le risque d’impayés.
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Types de revenus et profils acceptés

Au-delà du montant, l’origine et la constance des revenus comptent beaucoup. Les compagnies privilégient certains statuts considérés comme plus sûrs.

Profils souvent favorisés

Les salariés en CDI, les fonctionnaires et les retraités bénéficient généralement d’une meilleure considération car leurs revenus sont jugés stables. À revenus équivalents, ces dossiers sont plus susceptibles d’être validés.

Profils plus délicats

Les contrats courts, les revenus très récents ou irréguliers et certains statuts (intérim, intermittence) peuvent compliquer l’acceptation. Les indépendants doivent souvent justifier d’au moins deux ans d’activité régulière et d’un revenu imposable stable.

  • Salariés CDI : simplicité d’acceptation hors période d’essai.
  • CDD : possible mais parfois conditionné à une durée minimale restante du contrat.
  • Indépendants : preuve d’activité et revenus sur plusieurs années exigés.
  • Revenus atypiques : primes variables, revenus locatifs ou aides peuvent être minorés ou exclus selon la police.

Solutions alternatives et bonnes pratiques

Un refus d’assurance n’annule pas nécessairement la possibilité de louer à ce locataire. D’autres dispositifs permettent de sécuriser le bail tout en tenant compte des contraintes de l’assurance.

Options pour sécuriser un dossier

Le garant physique reste la voie la plus utilisée : une personne solvable s’engage à payer en cas de défaillance. La garantie Visale, gratuite, constitue aussi une alternative pour certains profils (jeunes actifs, salariés en mobilité, etc.).

  • Garant physique : attention à vérifier la capacité réelle du garant à couvrir le loyer.
  • Visale : prise en charge juridique et financière encadrée, avec plafonds et conditions d’éligibilité.
  • Caution bancaire : blocage d’un dépôt sur un compte dédié, pratique mais contraignante pour le locataire.
  • Caution institutionnelle : service payant où un organisme professionnel se porte garant.

Enfin, il est possible de souscrire une GLI en cours de bail si le locataire justifie d’un historique de paiements sans incident (souvent six mois ou plus). Pour les propriétaires, diversifier les solutions et vérifier précisément les clauses de chaque contrat reste la meilleure stratégie.