L'UNPI appelle à durcir l'encadrement du squat
L'Union nationale des propriétaires immobiliers estime que le cadre actuel ne protège pas assez les propriétaires et demande des outils juridiques et pratiques renforcés.
Introduction
Le squat, défini comme l'occupation d'un logement sans l'autorisation du titulaire des droits, reste une source de préoccupation pour de nombreux propriétaires. Lors d'une conférence organisée le 20 janvier 2026, l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a exprimé son souhait de voir le cadre juridique et opérationnel renforcé.
Le syndicat souligne que, face à des situations d'occupation illégale, les démarches actuelles peuvent être longues et coûteuses, laissant les bailleurs démunis et exposés à des pertes matérielles et financières.
Pourquoi l'UNPI réclame des mesures
Constat de vulnérabilité : selon l'UNPI, les propriétaires subissent parfois des délais importants avant d'obtenir une décision exécutoire et de retrouver la jouissance de leur bien. Cette inertie administrative et judiciaire complexifie le retour à la situation normale.
Les conséquences pratiques
Outre le préjudice financier, l'occupation illicite peut entraîner des dégradations, des travaux imprévus et un sentiment d'insécurité pour les propriétaires et leurs voisins. L'UNPI rappelle que ces impacts pèsent particulièrement sur les petites copropriétés et les bailleurs individuels.
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Pistes proposées pour mieux protéger les propriétaires
Mesures évoquées
Lors de son intervention, le syndicat a avancé plusieurs axes d'amélioration visant à accélérer et simplifier les recours des propriétaires tout en garantissant les droits fondamentaux :
- Simplifier et fluidifier les procédures d'expulsion lorsque l'occupation est clairement illégale.
- Renforcer les moyens d'identification et d'intervention des forces de l'ordre et des services concernés.
- Créer des dispositifs d'accompagnement pour les propriétaires victimes (assistance juridique, aides pour sécuriser le logement).
Ces propositions visent autant la prévention que la réaction, en combinant des réponses judiciaires et des outils pratiques pour limiter les tensions.
Conséquences pour les propriétaires et le marché
Si des mesures concrètes sont adoptées, elles pourraient réduire la durée moyenne des occupations illégales et limiter les dégradations, ce qui rendrait la détention d'un bien moins risquée pour certains propriétaires.
Équilibre des droits
Il faudra toutefois veiller à préserver les droits des occupants et à éviter des dispositifs trop coercitifs. Un cadre plus clair doit accompagner des garanties procédurales pour éviter les abus et garantir une application proportionnée de la loi.
FAQ
- Qu'appelle-t-on "squat" dans ce contexte ?
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Le squat désigne l'occupation d'un logement sans l'accord du propriétaire ou du titulaire des droits, c'est-à-dire sans titre légal ou contrat de location.
- Pourquoi l'UNPI demande-t-elle un renforcement des dispositifs ?
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L'UNPI estime que les voies de recours actuelles sont souvent longues et coûteuses pour les propriétaires et souhaitent des mesures pour accélérer les procédures et mieux prévenir les occupations illégales.
- Quelles pistes ont été évoquées pour protéger les propriétaires ?
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Parmi les propositions figurent la simplification des procédures d'expulsion, un meilleur soutien juridique aux propriétaires et des moyens accrus pour l'identification et l'intervention des services publics.
- Ces mesures risquent-elles de porter atteinte aux droits des occupants ?
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Les défenseurs des propriétaires insistent sur la nécessité d'équilibrer protection des biens et respect des droits individuels, en encadrant strictement les dispositifs pour éviter les abus.