Introduction

Une modification du mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) est entrée en application début 2026. Cette révision vise à réduire le poids accordé à l'électricité dans la formule et entraîne un reclassement massif de logements jusqu'alors notés F ou G.

Le changement touche en priorité des logements chauffés à l'électricité et pourrait rendre à nouveau disponibles des biens sur le marché locatif, tout en soulevant des questions sur les conséquences pour les prix et le contrôle des diagnostics.

Ce qui change dans le DPE

Le principal ajustement porte sur le coefficient de conversion de l'électricité, qui était surévalué par rapport aux autres énergies. Il est désormais abaissé, ce qui améliore mécaniquement la note de nombreux logements chauffés électriquement.

Selon les estimations officielles, près de 850 000 logements classés F ou G pourraient voir leur notation progresser. Ce reclassement intervient dans un parc qui comptait, début 2023, plusieurs millions de logements jugés mal isolés.

Quelles démarches pour les propriétaires ?

Les diagnostics émis à partir du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient. Les DPE antérieurs peuvent être mis à jour gratuitement via l'observatoire national (ADEME) sans exiger de nouveau passage d'un diagnostiqueur pour la majorité des cas.

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Risques de fraude et limites du contrôle

Si la révision assouplit l'accès à la location pour certains logements, elle n'efface pas le problème d'isolation : un bien mal isolé conserve sa vulnérabilité énergétique, même s'il change de classe sur le papier.

Des signalements et études pointent par ailleurs une hausse des manipulations de DPE ces dernières années. Des analyses par IA indiquent une progression notable des surévaluations, ce qui rend le contrôle et la fiabilité des diagnostics des enjeux cruciaux.

Contrôles insuffisants

Les autorités disposent de moyens limités pour vérifier chaque DPE. En conséquence, un reclassement massif sur le papier peut coexister avec des pratiques douteuses sur le terrain, compliquant la lisibilité du parc immobilier pour acheteurs et locataires.

Impact sur les prix et démarches pour les propriétaires

L'amélioration de la note d'un bien influe souvent sur sa valeur : les biens mieux notés se vendent et se louent en moyenne plus cher. Des études notariales montrent des écarts de prix significatifs entre classes énergétiques pour les ventes en 2024.

Concrètement, les propriétaires concernés n'ont pas l'obligation de réaliser des travaux pour bénéficier du nouveau calcul. Ils peuvent simplement mettre à jour leur DPE sur les plateformes prévues, ce qui peut modifier l'offre disponible sur le marché locatif sans investissement immédiat.

Mesures complémentaires à l'étude

Des propositions législatives cherchent à combiner reclassement et engagements de travaux pour encadrer ces sorties du statut de "passoire". L'idée serait d'autoriser certains reclassements conditionnés à la signature d'un contrat de travaux, afin d'assurer une amélioration réelle du parc.