Introduction

Dans le Haut-Jura, une femme a entamé une grève de la faim pour tenter de sauver et racheter un centre de vacances emblématique. Son action attire l'attention sur les enjeux locaux, financiers et humains liés à la cession du site.

Ce témoignage illustre la difficulté de porter un projet social et culturel face à des décisions prises à distance et à des contraintes budgétaires.

Contexte et motif de la protestation

Sandrine Danis, ancienne animatrice puis directrice du centre appelé « Le Nid », a commencé son jeûne le 2 février. Elle affirme vouloir empêcher la vente du lieu et obtenir les ressources nécessaires pour en reprendre la gestion.

Le site, fermé depuis 2021, lui est familier : elle y a animé des séjours et souhaite en faire renaître l'activité au service des habitants et des associations de la vallée.

Une démarche de longue haleine

Faute d'accord financier, elle dit avoir multiplié les démarches — lettres ouvertes, rendez-vous, une pétition qui a recueilli plusieurs milliers de signatures — sans résultat concret à ce stade.

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Le projet et son budget

Le projet porté par Sandrine vise à transformer Le Nid en un lieu polyvalent : animations, évènements culturels, activités intergénérationnelles et accueil associatif. Pour mener à bien ce plan, elle évalue le besoin global à environ 700 000 euros.

Ce chiffrage englobe le prix d'achat initial — évalué à 289 000 euros lors d'une première offre — mais aussi les travaux, les frais de remise en état, et le financement des postes nécessaires au fonctionnement.

Des emplois prévus

Dans sa feuille de route, elle prévoit la création de postes équivalents temps plein pour assurer l'exploitation et les animations. Sans accord bancaire solide, ce volet reste conditionnel.

Pourquoi la municipalité a choisi un promoteur

Le propriétaire du centre est la mairie de Coulommiers, en Seine-et-Marne. Après une délibération en 2023 qui avait initialement retenu l'offre de Sandrine, la collectivité a finalement accepté une proposition d'un promoteur début 2026.

Les élus expliquent que la charge financière liée au maintien du site pesait lourdement sur le budget communal et qu'ils ont estimé, après étude, que la démarche devait aboutir autrement pour limiter les coûts pour les habitants.

La municipalité souligne le coût annuel élevé du lieu et le besoin de sécuriser les finances locales avant de s'engager sur une reprise sans garanties financières.

Ainsi, la décision se fonde sur un arbitrage budgétaire et la promesse d'une solution que la mairie estime viable pour ses administrés.

Situation actuelle et revendications

Depuis le début de son jeûne, Sandrine déclare limiter au maximum ses déplacements et ses activités pour économiser ses forces. Elle demande l'annulation de la délibération ayant autorisé la vente au promoteur, ainsi qu'un accompagnement pour obtenir un prêt bancaire afin d'acheter le centre.

La jurassienne réclame également le soutien de Longchaumois et des communes voisines pour faire valoir un projet qu'elle présente comme bénéfique à la population locale.

Calendrier et perspectives

La mairie indique que la période transitoire est limitée : un bail arrive à échéance fin mars, et la candidate dispose donc d'un délai pour présenter une offre de financement solide. De leur côté, les élus se disent prêts à réexaminer une proposition viable.

Article fondé sur un reportage de France 3 Régions.