Introduction

Le dernier baromètre LPI‑IAD révèle que, après une période de stabilisation, les prix immobiliers ont repris une trajectoire ascendante dans bon nombre de grandes villes en 2025. Ce mouvement marque un net contraste avec la tendance observée les années précédentes et redistribue les priorités des acquéreurs.

Dans cet article, nous analysons où les hausses sont les plus marquées, comment les maisons se comportent sur le marché et quelles conséquences cela implique pour les acheteurs et les vendeurs.

Évolution par les métropoles

Le baromètre met en lumière des hausses observées dans plusieurs métropoles françaises. Des villes comme Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux et Rennes affichent des progressions significatives des prix, parfois supérieures à 3 % sur un an.

À Bordeaux, par exemple, les prix des appartements ont augmenté d'environ 3,9 % en février 2026 par rapport à la même période en 2025, signe d'un retour d'appétit des acheteurs après des baisses précédentes.

Cas contrastés : Nantes et Lyon

Cependant, la hausse n'est pas uniforme : Nantes enregistre encore une baisse annuelle proche de 2,1 %, et Lyon voit ses prix baisser d'environ 1 % sur l'année. Certaines zones très prisées, comme le 1er arrondissement lyonnais, restent coûteuses mais continuent de montrer des reculs ponctuels.

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Hausse des prix des maisons et attraction de la périphérie

Les prix des maisons connaissent une dynamique particulièrement vive : la demande pour des biens individuels a soutenu une augmentation marquée dans de nombreuses zones. Les acquéreurs, après deux années d'attentisme, relancent leurs projets et acceptent des niveaux de prix plus élevés.

Le phénomène est d'autant plus visible que la préférence pour vivre hors du centre-ville se renforce. Dans plusieurs agglomérations, la périphérie capte davantage d'acheteurs cherchant surface et calme.

Exemple : Marseille et disparités locales

Marseille illustre bien ces écarts : le sud de la ville affiche une hausse notable — jusqu'à +8,2 % pour certains secteurs — portant certains prix moyens autour de 5 000 €/m², tandis que l'offre dans le nord peut rester sous 2 000 €/m². Ces écarts reflètent la grande hétérogénéité des marchés locaux.

Conséquences pour acheteurs et vendeurs

Pour les vendeurs, ce contexte peut représenter une fenêtre d'opportunité pour valoriser leur bien, en particulier les maisons et les logements bien situés en périphérie recherchée. Une bonne stratégie de mise en marché et une estimation réaliste restent toutefois nécessaires pour tirer parti de ce mouvement.

Pour les acheteurs, la reprise des prix impose de redoubler de vigilance : étudier les prix locaux, anticiper les coûts et soigner le financement deviennent essentiels. La préférence pour la périphérie peut aussi modifier les critères de choix et conduire à privilégier l'accessibilité et les services alentours.

Que retenir ?

Le marché immobilier français en 2025 montre un regain d'activité dans les métropoles et une envolée du segment des maisons, tandis que certaines villes conservent des baisses ponctuelles. La diversité territoriale impose d'analyser chaque marché localement avant de décider.

Source : Le Monde (Argent & Placements)