Introduction

La municipalité de Nancy a récemment signé un nouvel arrêté visant la tour B de la résidence Saint‑Sébastien, après qu'une expertise judiciaire ait alerté sur l'état des balcons.

Des mesures de protection immédiates ont été ordonnées pour prévenir tout risque pour les résidents et les passants, tandis que des travaux de consolidation sont désormais à l'étude.

Contexte et historique

La résidence Saint‑Sébastien comprend quatre tours (A, B, C et D) dont les balcons présentent depuis longtemps des signes de dégradation. Dès janvier 2025, l'accès et le stockage sur l'ensemble des 660 balcons avaient été interdits par décision municipale.

A l'époque, les assemblées générales des copropriétaires des tours A, C et D avaient voté des travaux. Les occupants de la tour B, eux, s'étaient opposés, contestant les conclusions du bureau d'études initial.

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Expertise judiciaire et arrêté municipal

Face au désaccord persistant, la ville a saisi une expertise judiciaire. L'expert mandaté a inspecté la tour B début janvier 2026 et a remis son rapport mi‑janvier, confirmant une fragilisation généralisée des balcons.

Calendrier de l'expertise

La procédure a débuté par une visite le 7 janvier, suivie d'un rendu de conclusions le 14 janvier. Sur cette base, la municipalité a notifié la prise d'un arrêté pour péril imminent afin de contraindre des protections provisoires et d'anticiper des travaux.

Mesures de protection et impact local

Pour limiter le danger immédiat, la ville a mis en place des aménagements autour de la tour B : fermeture ou déviation de la circulation, protection du trottoir et détournement de lignes de bus qui passaient devant la résidence.

Dispositions concrètes

  • Interdiction de passage sous certaines façades et installation de barrières de sécurité ;
  • Modification de la circulation et itinéraires alternatifs pour les transports publics ;
  • Obligation donnée au syndic de mettre en œuvre des solutions provisoires dans un délai réglementaire.

Un délai de deux mois a été imposé pour la mise en place des sécurisations provisoires, le temps que le bureau d'étude propose une méthodologie et que des entreprises soient consultées.

Coûts et conséquences pour les copropriétaires

Le chiffrage prévisionnel des travaux s'élève à plusieurs dizaines de millions d'euros pour l'ensemble des quatre tours. Pour chaque bâtiment, la dépense est estimée à plusieurs millions, ce qui suscite l'inquiétude des propriétaires.

Un habitant indique qu'une fraction importante de la valeur de certains appartements pourrait être absorbée par ces travaux, rendant la charge financière très lourde pour des ménages modestes ou des retraités.

Le syndic et les représentants des copropriétaires doivent désormais valider les solutions techniques et organiser les consultations d'entreprises. La ville rappelle toutefois sa priorité : préserver la sécurité des personnes.

Source : France 3 Régions.