Introduction

Le parc tertiaire d'Île‑de‑France atteint un niveau inédit de locaux inoccupés : fin 2025, les surfaces vacantes totalisent 6,2 millions de mètres carrés. Cette montée de la vacance bouscule les équilibres du marché et pose de nouvelles questions aux acteurs du secteur.

Dans cet article, nous passons en revue les principaux chiffres, les forces à l'origine de la hausse des bureaux vides et les conséquences possibles pour les investisseurs, les entreprises et l'aménagement urbain.

Chiffres clés

Le total de 6,2 millions de m² vacants fin 2025 représente une progression annuelle marquée (+11% sur un an). Pour donner une idée de l'ampleur, cette surface équivaut à presque 1,7 fois la taille du quartier d'affaires de La Défense, qui dispose d'environ 3,7 millions de m² de bureaux.

Taux de vacance et évolution

Sur l'ensemble de la région l'indicateur de vacance dépasse la barre des 10% du parc — sur un total proche de 60 millions de m². Le phénomène s'est amplifié depuis 2020 : on était à un point bas autour de 3,3 millions de m² inoccupés en 2019, puis la surface vacante a quasiment doublé en quelques années.

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Origines et dynamiques du phénomène

Plusieurs facteurs expliquent la progression des bureaux vides : la demande d'espaces occupés a reculé, les entreprises redimensionnent leurs implantations et la renégociation des baux s'est intensifiée afin d'ajuster surfaces et loyers.

Marché des transactions et localisation

En 2025, les surfaces placées (locations et ventes à l'occupant) ont fortement diminué, reculant d'environ 9% pour s'établir autour de 1,64 million de m² en Île‑de‑France. La vacance ne concerne plus seulement la périphérie : des secteurs centraux et auparavant préservés commencent aussi à être affectés.

Investissements, transformations et perspectives

Malgré la vacance, les flux d'investissement ont été soutenus en 2025 : environ 8,4 milliards d'euros ont été injectés dans les bureaux franciliens, une hausse notable portée par plusieurs grandes transactions ponctuelles.

Conséquences et pistes d'adaptation

La coexistence d'une vacance élevée et d'investissements actifs s'explique en partie par la financiarisation des actifs immobiliers. À moyen terme, les débats s'intensifient autour de la reconversion de bureaux en logements ou d'autres usages (coliving, équipements), mais ces opérations rencontrent souvent des freins techniques, économiques et réglementaires.

Enfin, plusieurs observateurs estiment que la vacance pourrait encore augmenter dans les années à venir, plaçant la transformation du parc au cœur des enjeux d'aménagement et de politique urbaine. Source : BFMTV immobilier.