Charte pour les diagnostiqueurs : le gouvernement veut renforcer la fiabilité du DPE
Vincent Jeanbrun a présenté une charte visant à encadrer la profession des diagnostiqueurs immobiliers, avec des règles de déontologie et de formation pour restaurer la confiance dans le DPE.
Introduction
Le ministre chargé du Logement a dévoilé une charte destinée à encadrer la profession des diagnostiqueurs immobiliers. L'annonce vise à améliorer la confiance dans le diagnostic de performance énergétique (DPE) et à répondre aux critiques répétées visant certains opérateurs.
Présentée lors des Assises de la profession, cette initiative combine des engagements sur la déontologie, la formation et la représentation collective des diagnostiqueurs, afin de renforcer la crédibilité de leurs missions sur le marché immobilier.
La charte : objectifs et contenu
Des règles communes pour la profession
La charte fixe des principes déontologiques que les acteurs devront adopter progressivement. Elle met l'accent sur la transparence des pratiques, des exigences de formation continue et des mécanismes de contrôle interne pour limiter les dérives.
Formation et représentation
Parmi les axes retenus figurent des parcours de montée en compétences et la création d'instances représentatives pour dialoguer avec l'État. Le but affiché est d'offrir aux acheteurs et aux propriétaires un diagnostic mieux encadré et plus cohérent.
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Vers un ordre ou une carte professionnelle ?
Options en discussion
Le ministre a indiqué que la mise en place de la charte se fera en co-construction avec les professionnels. Parmi les pistes évoquées : la création d'un ordre professionnel ou la délivrance d'une carte professionnelle pour identifier les diagnostiqueurs habilités.
Objectif : filtrer les pratiques illégales
Ces mesures cherchent à isoler les praticiens frauduleux, qualifiés d'exception, et à offrir des garanties supplémentaires aux usagers. L'encadrement administratif et la traçabilité des interventions sont au cœur des discussions.
Impact sur le DPE et réactions du secteur
Conséquences sur le calcul du DPE
La réforme du coefficient de conversion de l'électricité, déjà passée de 2,3 à 1,9 puis discutée à 1,7 voire 1, devrait modifier les résultats des DPE. Des études estiment que ces ajustements ont déjà permis de retirer près de 895 000 logements de la catégorie considérée comme très énergivore et qu'un nouvel abaissement pourrait en concerner plusieurs centaines de milliers supplémentaires.
Réactions partagées
La proposition suscite des avis divergents : certains professionnels saluent une volonté de crédibilisation, d'autres dénoncent une intervention politique sur des paramètres techniques. Le dialogue entre acteurs et autorités reste déterminant pour l'adoption des mesures.
Le ministre a souligné que c'est aux professionnels de proposer des solutions pour lutter contre la fraude et restaurer la confiance dans l'outil.
Source : BFM Immo
FAQ
- Que prévoit la charte annoncée par le ministre ?
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La charte propose des règles de déontologie, des obligations de formation continue et des structures de représentation pour encadrer les diagnostiqueurs et renforcer la fiabilité des DPE.
- Un ordre des diagnostiqueurs va-t-il être créé ?
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Rien n'est définitivement décidé : la création d'un ordre ou la mise en place d'une carte professionnelle fait partie des options à étudier avec les acteurs du secteur.
- Quel est l'effet du coefficient de conversion de l'électricité sur le DPE ?
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Le coefficient influence le calcul de la consommation réelle. Sa baisse récente a déjà fait sortir de nombreuses habitations des catégories les plus énergivores et un nouvel ajustement pourrait encore réduire ce nombre.
- Comment ces mesures protègent-elles les acheteurs ?
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En renforçant la formation, la déontologie et la traçabilité des diagnostics, la charte vise à limiter les fraudes et à garantir des DPE plus fiables pour les transactions.