Introduction

Le ministre chargé du Logement a dévoilé une charte destinée à encadrer la profession des diagnostiqueurs immobiliers. L'annonce vise à améliorer la confiance dans le diagnostic de performance énergétique (DPE) et à répondre aux critiques répétées visant certains opérateurs.

Présentée lors des Assises de la profession, cette initiative combine des engagements sur la déontologie, la formation et la représentation collective des diagnostiqueurs, afin de renforcer la crédibilité de leurs missions sur le marché immobilier.

La charte : objectifs et contenu

Des règles communes pour la profession

La charte fixe des principes déontologiques que les acteurs devront adopter progressivement. Elle met l'accent sur la transparence des pratiques, des exigences de formation continue et des mécanismes de contrôle interne pour limiter les dérives.

Formation et représentation

Parmi les axes retenus figurent des parcours de montée en compétences et la création d'instances représentatives pour dialoguer avec l'État. Le but affiché est d'offrir aux acheteurs et aux propriétaires un diagnostic mieux encadré et plus cohérent.

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Options en discussion

Le ministre a indiqué que la mise en place de la charte se fera en co-construction avec les professionnels. Parmi les pistes évoquées : la création d'un ordre professionnel ou la délivrance d'une carte professionnelle pour identifier les diagnostiqueurs habilités.

Objectif : filtrer les pratiques illégales

Ces mesures cherchent à isoler les praticiens frauduleux, qualifiés d'exception, et à offrir des garanties supplémentaires aux usagers. L'encadrement administratif et la traçabilité des interventions sont au cœur des discussions.

Impact sur le DPE et réactions du secteur

Conséquences sur le calcul du DPE

La réforme du coefficient de conversion de l'électricité, déjà passée de 2,3 à 1,9 puis discutée à 1,7 voire 1, devrait modifier les résultats des DPE. Des études estiment que ces ajustements ont déjà permis de retirer près de 895 000 logements de la catégorie considérée comme très énergivore et qu'un nouvel abaissement pourrait en concerner plusieurs centaines de milliers supplémentaires.

Réactions partagées

La proposition suscite des avis divergents : certains professionnels saluent une volonté de crédibilisation, d'autres dénoncent une intervention politique sur des paramètres techniques. Le dialogue entre acteurs et autorités reste déterminant pour l'adoption des mesures.

Le ministre a souligné que c'est aux professionnels de proposer des solutions pour lutter contre la fraude et restaurer la confiance dans l'outil.

Source : BFM Immo