Marché immobilier : le rebond de 2025 s'essouffle, 900–920 000 ventes attendues en 2026
Après une embellie l'an dernier, la Fnaim anticipe un tassement des opérations en 2026. La remontée des taux et la contraction des crédits pèsent sur les transactions.
Introduction
La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) observe que l'élan des ventes constaté en 2025 commence à s'estomper. Après un pic autour de 952 000 transactions l'an dernier, la fédération anticipe un recul des volumes pour 2026.
Les raisons avancées sont multiples : une remontée progressive des taux d'intérêt, une moindre production de crédits et des facteurs macroéconomiques qui réduisent le pouvoir d'achat des ménages.
Chiffres et tendances 2026
Sur les douze mois, le nombre de ventes a déjà marqué le pas : de 958 000 fin février à environ 941 000 au printemps, soit un recul proche de 17 000 opérations en deux mois. La Fnaim table désormais sur 900 à 920 000 ventes à la clôture de 2026, une baisse d'environ 5% par rapport à 2025.
Évolution des ventes
Ce renversement traduit la fragilité d'une reprise qui, après presque trois années de stagnation, avait montré des signes de redressement. Les professionnels pointent aussi l'impact de tensions internationales et d'une inflation remontée, facteurs qui pèsent sur la confiance des acheteurs.
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Taux et crédits : quelle évolution ?
Les taux d'emprunt ont commencé à remonter : les références publiées indiquent un glissement des taux moyens des crédits immobiliers depuis l'année précédente. Cette hausse se traduit par une contraction des montants prêtés, les banques restant toutefois attentives à conserver leur attractivité commerciale.
Perspectives des taux
Les prévisions convergent vers des niveaux modérés en fin d'année, autour de 3,45 à 3,80% selon les sources professionnelles. L'écart constaté entre les taux bancaires et l'OAT montre que les conditions de financement ne suivent plus strictement les mêmes évolutions qu'auparavant.
Conséquences pour acheteurs et investisseurs
La moindre disponibilité de crédits affecte surtout les ménages modestes et la classe moyenne. Les observatoires notent une baisse de la part des emprunteurs aux revenus intermédiaires et faibles dans la production de crédits ces dernières années, signe d'une accessibilité plus contrainte à la propriété.
Impact sur l'investissement locatif
L'investissement locatif, qui représentait environ 12% des transactions, subit également un repli. Les professionnels estiment que 2026 pourrait être plus difficile encore pour ce segment, entre marges compressées et prudence des acquéreurs.
Source : BFMTV Immobilier
FAQ
- Pourquoi le nombre de transactions devrait-il baisser en 2026 ?
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La Fnaim invoque une combinaison de remontée des taux d'intérêt, de contraction des montants de crédit accordés et d'un contexte économique et international qui pèse sur le pouvoir d'achat.
- Les taux vont-ils encore augmenter fortement ?
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Les prévisionnistes tablent sur une hausse modérée en fin d'année (autour de 3,45 à 3,80%), les banques cherchant à rester compétitives et à préserver la demande.
- Faut-il attendre pour acheter ou vendre ?
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La décision dépend de votre situation : si vous pouvez emprunter à des conditions raisonnables, acheter peut rester pertinent. En revanche, ceux qui ont des marges de financement limitées peuvent devoir revoir le calendrier ou le périmètre du projet.
- Quel avenir pour l'investissement locatif ?
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L'investissement locatif traverse une période de moindre attractivité : rendement, fiscalité et accès au crédit poussent certains investisseurs à la prudence, réduisant les volumes sur ce segment.