Introduction

Une petite commune de Charente‑Maritime a choisi de mettre en pause un chantier de logements sociaux : le coût des fouilles préventives exigées par la loi s'est avéré prohibitif pour ses finances.

La décision soulève des questions sur l'équilibre entre protection du patrimoine et construction de logements accessibles en zones rurales.

Contexte du projet (H2)

Saint‑Vivien, village d'environ 1 400 habitants situé à proximité de La Rochelle, portait un plan de construction d'une cinquantaine de logements à loyers maîtrisés pour favoriser l'installation de familles et de jeunes.

Après des années d'études et d'instruction, la commune a été informée que des fouilles archéologiques préventives seraient nécessaires avant toute construction.

Un diagnostic imposé

Ces opérations, conduites par des spécialistes, visent à inventorier et protéger les vestiges éventuels. Mais elles représentent aussi un coût important, supporté en grande partie par la collectivité quand aucun financement extérieur n'est mobilisé.

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Le poids des fouilles archéologiques (H2)

À Saint‑Vivien, l'estimation des travaux archéologiques dépasse le million d'euros, une somme jugée excessive face aux moyens de la petite commune.

Selon l'adjoint aux finances, la dépense fait grimper le prix au mètre carré au‑delà de ce que le marché local peut absorber, rendant le projet non viable économiquement.

Coûts fixes et imprévus

Au-delà des fouilles elles‑mêmes, les délais et études complémentaires entraînent des frais supplémentaires : maîtrise d'œuvre, sécurisation du chantier et éventuelles mesures de conservation. Pour une collectivité de taille modeste, l'addition devient lourde.

Impact local et réactions (H2)

Le maire déplore la perte de six années de travail, entre études et démarches administratives, et rappelle que le projet devait aider des familles modestes à se loger près des services locaux.

Les élus évoquent l'effet en cascade : moins de nouvelles habitations peut signifier un affaiblissement des services de proximité, notamment pour une école déjà fragilisée.

Des voix inquiets

Pour l'adjoint en charge des finances, répercuter une telle facture sur les futurs acquéreurs est impossible ; pour le maire, la suspension du projet est une vraie désillusion pour la commune et ses habitants.

Pistes et suite (H2)

La municipalité ne renonce pas totalement : elle envisage de demander à l'agglomération le déclassement de la parcelle ou la réaffectation d'un autre terrain constructible afin de poursuivre sa politique de logement.

Parallèlement, un projet distinct visant la construction de pavillons pour l'accueil d'adultes autistes bénéficie, lui, de subventions de l'État et devrait aller de l'avant.

Quelle solution ?

Les élus évaluent désormais les options : chercher des cofinancements pour les fouilles, modifier le périmètre constructible ou déplacer le programme. Chacune de ces pistes exige du temps, des arbitrages et, souvent, des ressources supplémentaires.

Source : France 3 Régions