Introduction

Le 7 janvier 2026, Donald Trump a annoncé vouloir empêcher les investisseurs institutionnels d'acquérir des maisons individuelles, argumentant que cela rendrait l'accès au logement plus accessible pour les ménages.

Il prévoit de détailler ses propositions lors du forum économique de Davos. Dès l'annonce, plusieurs foncières cotées ont vu leur cours reculer, soulignant l'effet immédiat d'une telle initiative sur les marchés.

Contexte et chiffres clés

Le contexte politique et économique pèse fortement : la flambée des prix de l'immobilier depuis 2020 a rendu l'accession plus difficile, en particulier pour les jeunes ménages. L'indice S&P Case-Shiller 20-City indique une forte hausse des valeurs depuis janvier 2020.

Part des investisseurs institutionnels

Malgré l'attention portée aux grands groupes, les acteurs institutionnels ne détiendraient qu'une faible part du parc de maisons individuelles — autour de 2 % selon les estimations citées — ce qui relativise leur rôle structurel mais pas leur influence financière.

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Réactions et impact sur les marchés

Les places financières ont immédiatement réagi : plusieurs propriétaires fonciers cotés ont enregistré des pertes notables du fait de la perspective d'un encadrement juridique de leurs acquisitions.

Mouvements boursiers

  • Invitation Homes : repli notable
  • American Homes 4 Rent : correction à la baisse
  • AvalonBay Communities : baisse modérée
  • Blackstone : recul significatif

Ces variations traduisent la crainte des investisseurs sur l'impact que des restrictions légales pourraient avoir sur les modèles d'affaires fondés sur l'achat et la location de logements individuels.

Mesures envisagées et perspectives

Parmi les pistes évoquées par l'administration figurent des mécanismes pour faciliter l'accès au crédit, comme la portabilité des prêts. L'idée d'un crédit très long, sur 50 ans, a été abordée puis jugée problématique par plusieurs analystes en raison du coût total des intérêts.

Conséquences politiques et sociales

Avec des élections de mi-mandat à l'horizon, ces annonces s'inscrivent aussi dans une stratégie politique visant à répondre aux inquiétudes sur le pouvoir d'achat. L'hypothèse d'une « urgence nationale » pour le logement est également à l'étude, tandis que des voix, y compris du camp démocrate, saluent certaines propositions mais demeurent prudentes quant à leur mise en œuvre.

Au-delà des effets immédiats, la réussite d'une telle politique dépendra de l'articulation entre régulation des investissements, stimulation de l'offre de logements et mesures de financement adaptées aux acquéreurs.