Introduction

Le gouvernement a présenté un plan baptisé « Relance Logement » visant à relancer la production et la réhabilitation de logements en France. L'annonce, faite par le Premier ministre avec plusieurs ministres, fixe un objectif ambitieux pour la fin de la décennie.

Ce programme combine outils budgétaires, incitations fiscales et allègements réglementaires pour tenter de corriger le recul de l'offre et accélérer les chantiers publics et privés.

Objectifs chiffrés du plan

Au cœur du dispositif se trouve un objectif quantifié : produire 2 millions de logements — neufs ou rénovés — d'ici à 2030, soit environ 400 000 logements par an. Le gouvernement veut ainsi remonter significativement la cadence par rapport aux dernières années.

Un besoin criant

La stratégie répond à des statistiques préoccupantes : baisse notable de l'offre locative et recul des mises en chantier, qui pèsent particulièrement sur les étudiants, les jeunes actifs et les ménages modestes. Le plan prévoit également un ciblage pour augmenter la production de logements sociaux cette année.

Estimation gratuite

Combien vaut votre bien immobilier ?

Obtenez une estimation précise en moins de 2 minutes, basée sur les données du marché.

Estimer mon bien

100% gratuit • Sans engagement

Mesures fiscales et financement

Le plan se décline en plusieurs volets financiers. Pour les bailleurs sociaux, l'exécutif propose d'accroître les moyens de construction et de rénovation, en s'appuyant notamment sur des ajustements budgétaires prévus dans le projet de loi de finances.

Un nouveau statut pour les bailleurs privés

Un des éléments centraux est la création d'un « statut du bailleur privé » (dit « dispositif Jeanbrun ») destiné à encourager l'investissement locatif. Ce régime élargit les avantages fiscaux en permettant notamment la prise en compte du déficit foncier dans l'assiette du revenu locatif et en supprimant le zonage des aides. Il s'applique aussi aux logements existants, pas seulement au neuf.

Le gouvernement affiche l'ambition de porter la construction locative privée de 10 000 logements en 2025 à 50 000 dès 2026, tout en maintenant des plafonnements de loyers pour garantir l'accès des ménages modestes.

Simplification et zones d'urgence

Pour accélérer les réalisations, le plan prévoit des assouplissements réglementaires et une plus grande marge de manœuvre pour les élus locaux. L'exécutif évoque la mise en place de mesures dérogatoires temporaires dans des territoires identifiés comme prioritaires.

Des outils opérationnels

  • Définition de « zones à bâtir d'urgence » avec pause normative transitoire.
  • Allègements ciblés pour faciliter les autorisations et les raccordements.
  • Actions coordonnées sur les questions d'énergie et de réindustrialisation locale.

Enjeux et réactions

Les professionnels saluent l'effort de programmation mais appellent à la prudence : la mise en œuvre demandera des moyens, une coordination locale et des solutions contre la hausse des coûts fonciers et de construction.

Questions budgétaires

Le coût exact du plan reste à préciser. Certaines estimations évoquent plusieurs milliards d'euros pour le volet fiscal et les soutiens directs. Le gouvernement indique vouloir mesurer l'impact réel avant de fixer un chiffrage définitif et rappelle l'espoir d'un effet levier lié aux recettes de TVA sur la construction.

Le plan et ses détails ont été présentés par BFM Immo : cette analyse reprend et reformule les éléments publiés par le média pour en synthétiser les implications pour le secteur.