Introduction

Les tarifs des assurances habitation continuent de grimper : pour 2026, le secteur annonce une hausse attendue de l'ordre de 6 à 7%. Cette nouvelle progression s'inscrit dans une tendance récente où les cotisations répercutent le coût croissant des sinistres liés au climat.

Dans cet article, nous décortiquons les raisons de cette inflation, les territoires les plus touchés et ce que cela représente concrètement pour les propriétaires et locataires.

Pourquoi les tarifs augmentent

Plusieurs facteurs poussent les assureurs à relever leurs prix. D'abord, l'intensification des événements climatiques — sécheresses, inondations, tempêtes — augmente la fréquence et le coût des sinistres. Les assureurs doivent donc ajuster leurs primes pour compenser des indemnités plus élevées.

Ensuite, des mesures de financement public-privé participent à la hausse des cotisations : la surprime destinée à alimenter le fonds d'indemnisation des catastrophes naturelles a été revue à la hausse, ce qui alourdit la facture annuelle des contrats de biens.

Chiffres récents

Selon des analyses sectorielles, les primes ont déjà fortement augmenté ces dernières années et l'année précédente avait vu des hausses à deux chiffres pour certains contrats. Pour 2026, les projections convergent vers un bond moyen de 6 à 7 %.

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Villes moyennes : qui paie le plus ?

Les villes de taille moyenne se retrouvent souvent en tête des villes les plus coûteuses pour l'assurance habitation. Leur exposition à des risques locaux (inondations, retrait-gonflement des sols argileux, submersion marine) et la configuration urbaine expliquent en grande partie ces niveaux de primes.

Des communes comme Carcassonne, La Rochelle, Avignon ou Bordeaux figurent parmi les plus touchées, avec des cotisations pour certains logements nettement supérieures à la moyenne nationale.

Pourquoi ces villes ?

  • exposition aux phénomènes climatiques locaux (inondations, tempêtes, submersion) ;
  • antécédents de sinistres répétitifs qui pèsent sur les statistiques locales ;
  • phénomènes de retrait-gonflement des sols rendant les réparations coûteuses.

Impact pour les ménages et financement des sinistres

Les augmentations se traduisent différemment selon le statut des assurés : les propriétaires voient souvent des hausses plus marquées que les locataires, en raison des garanties et des montants assurés. Les familles doivent donc anticiper un surcoût annuel substantiel sur leur budget habitation.

Parallèlement, le mécanisme public-privé qui indemnise les catastrophes naturelles a été renfloué via une surprime inscrite dans les cotisations. Cette mesure permet de garantir la capacité d'indemnisation mais pèse sur le coût des contrats.

Conséquence concrète

En pratique, la majoration de la surprime et la hausse des sinistres historiques ont pour effet d'augmenter la note moyenne que chaque foyer règle chaque année au titre de son assurance habitation.

Conseils pour limiter la facture

Face à ces hausses, plusieurs réflexes peuvent aider à limiter l'impact : comparer les offres, revoir les garanties et les franchises, et vérifier les exclusions liées aux risques climatiques. Une renégociation ou un changement d'assureur peut parfois permettre d'économiser.

Il est également utile d'évaluer les protections préventives (assèchement des fondations, systèmes anti-inondation, entretien régulier) qui réduisent la probabilité de sinistres et peuvent, à terme, jouer sur le montant des primes.

Dernier point

Article rédigé à partir des éléments publiés par BFMTV Immo.