Introduction

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a rendu public son rapport 2025 sur l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). Selon ce bilan, l'administration a collecté 2,3 milliards d'euros, soit une progression annuelle d'environ 8%.

Le dispositif concerne des contribuables disposant d'un patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d'euros. Malgré la hausse des recettes, l'IFI ne pèse que faiblement dans le total des recettes de l'État.

Contexte et chiffres clés

En 2025, près de 193.600 foyers fiscaux étaient soumis à l'IFI, un effectif en hausse d'environ 4% par rapport à l'année précédente. Le patrimoine moyen déclaré s'établit autour de 2,55 millions d'euros par foyer.

La recette moyenne par foyer imposé est proche de 12.000 euros, mais la contribution varie fortement selon les tranches : les patrimoines les plus élevés représentent une part disproportionnée du produit total.

Distribution des prélèvements

Les catégories supérieures au barème concentrent une part importante de l'impôt versé : une petite minorité de foyers détient une part significative du montant total collecté.

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Ce qui explique la hausse

La progression du montant collecté tient surtout à l'augmentation du nombre de foyers assujettis et à la valorisation de certains types d'actifs. Le stock global de patrimoine a crû de plusieurs points, porté en grande partie par des biens autres que la résidence principale.

Les résidences secondaires, les immeubles loués et l'immobilier détenu via des parts de sociétés civiles immobilières (SCI) ont été les principaux moteurs de cette évolution.

Rôle des détentions indirectes

Plus la valeur patrimoniale augmente, plus la part détenue indirectement via des sociétés monte, ce qui pèse sur la structure du patrimoine des très hauts patrimoines.

Profil des contribuables

Les ménages soumis à l'IFI affichent des revenus nets élevés : la DGFiP relève un revenu moyen annuel proche de 322.100 euros et un impôt sur le revenu moyen payé autour de 60.200 euros pour l'exercice étudié.

Un nombre non négligeable de foyers (plus de 13.000) soumis à l'IFI n'ont pourtant pas réglé d'impôt sur le revenu au titre de l'année considérée, ce point ayant alimenté le débat public et parlementaire.

Répartition géographique et démographique

Ces contribuables résident majoritairement en Île-de-France, sont souvent en couple et affichent un âge moyen supérieur à la population générale.

Conséquences et perspectives

Même augmentées, les recettes de l'IFI restent marginales pour les finances publiques : les 2,3 milliards collectés ne représentent qu'environ 0,5% des recettes totales de l'État en 2025, loin derrière la TVA, l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés.

Ce constat alimente les discussions sur l'efficacité et la visibilité de cet impôt : certains mettent en avant la nécessité de simplifier la fiscalité du patrimoine, d'autres soulignent l'importance de lutter contre les montages visant à réduire l'assiette imposable.

Quel avenir pour la fiscalité du patrimoine ?

Au-delà des chiffres, le débat porte sur l'équilibre entre rendement, justice fiscale et complexité administrative. Les évolutions de l'immobilier et les choix de politique publique détermineront l'impact futur de l'IFI.

Source : BFMTV Immobilier