Introduction

Après une période marquée par la pandémie, la guerre en Ukraine, la flambée des coûts énergétiques et la forte hausse des taux, le marché immobilier ancien montre des signes de reprise en 2025. Les professionnels constatent une activité plus soutenue, portée notamment par l'allègement du coût du crédit.

Dans cet article, nous synthétisons les principaux indicateurs récents, expliquons les forces à l'œuvre et précisons ce que cela signifie pour les vendeurs comme pour les acheteurs.

Les signes du redémarrage

Plusieurs indicateurs convergent : les réseaux d'agences et les études notariales signalent une reprise des volumes de transactions, après une période de recul. Le recul progressif des taux d'intérêt a rendu l'accès au crédit moins onéreux, retrouvant un pouvoir d'achat pour certains acquéreurs.

D'où vient le mouvement ?

La détente des conditions financières est au cœur du rebond. Par ailleurs, la normalisation progressive du contexte économique et la remontée de la confiance des ménages contribuent à relancer des projets de vente et d'achat différés depuis 2022.

Cependant, cette amélioration reste contrastée selon les territoires : les grandes métropoles voient une reprise différente de celle des zones rurales ou périurbaines.

Prix et volumes : que disent les chiffres

Les chiffres fournis par les professionnels du secteur montrent un double mouvement : une augmentation sensible des opérations et des variations de prix modérées. Par exemple, un grand réseau a signalé une hausse d'environ 12% des ventes sur l'année 2025, tandis que les données notariales faisaient état d'une progression de plus de 10% fin septembre.

Comparaison avec les années précédentes

Concrètement, on recense près de 921 000 transactions à fin septembre 2025 contre 832 000 à la même date en 2024. Malgré ce redressement, l'activité demeure inférieure aux niveaux de 2019 (environ 1 087 000 transactions sur l'année) et bien en deçà du pic observé au printemps 2022 (près de 1 245 000 opérations).

Du côté des prix, la hausse est contenue : l'augmentation nationale s'établit à un niveau modeste, de l'ordre d'1,4% selon les estimations communiquées. Cela traduit un ajustement graduel plutôt qu'une flambée généralisée des valeurs.

Impacts pour vendeurs, acheteurs et perspectives

Pour les vendeurs, la reprise d'activité redonne des opportunités, mais la pression commerciale reste variable : certains segments et zones retrouvent une dynamique plus marquée, d'autres restent attentistes.

Conseils pratiques

Si vous envisagez de vendre, mettez en valeur les atouts du bien et soyez réaliste sur le prix : le marché récompense les annonces bien préparées et correctement tarifées. Pour les acheteurs, un coût du crédit plus bas peut être l'occasion de concrétiser un projet, mais il faut conserver une marge de sécurité face aux possibles variations économiques.

Source : Le Monde.