Introduction

Un récent baromètre met en lumière l'importance du logement dans l'esprit des Français à l'approche des municipales : une large part d'entre eux attend que leur commune agisse pour augmenter l'offre.

Cet article résume les principaux enseignements du sondage, depuis l'appétence pour l'encadrement des loyers jusqu'à l'intérêt pour de nouveaux outils fiscaux et des formules d'accession adaptées.

Ce que veulent les Français

Selon l'étude, près de trois personnes sur quatre souhaitent que leur collectivité produise davantage de logements, que ce soit par de la construction neuve ou par la rénovation du parc existant. Le sujet pèse fortement dans le choix de vote pour une majorité d'électeurs.

Les réponses montrent aussi que la difficulté à se loger est ressentie par une large part de la population, particulièrement parmi les locataires. Le logement demeure le poste de dépense principal pour de nombreux ménages, ce qui explique la sensibilité au thème.

Mesures plébiscitées

Plusieurs propositions recueillent un fort soutien : l'encadrement des loyers est approuvé par une grande majorité, la remise en cause des passoires thermiques via des incitations fiscales est bien vue, et le respect des obligations en matière de logement social reste une priorité pour beaucoup.

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Le dispositif Jeanbrun et l'intérêt pour l'investissement

Le nouveau dispositif fiscal dit « Jeanbrun », qui vise à relancer l'investissement locatif privé via des mécanismes d'amortissement, suscite la curiosité : une large part des personnes sondées se déclare favorable ou potentiellement intéressée par ce type d'incitation.

En particulier, les moins de 50 ans, certains cadres ainsi que des locataires désirant devenir propriétaires montrent un intérêt notable pour ce cadre fiscal, qui peut faciliter la constitution d'un patrimoine locatif.

Quel impact pour les marchés locaux ?

Si le dispositif attire, son efficacité dépendra de facteurs concrets : accessibilité aux financements, économie locale, et conditions de mise en œuvre par les collectivités. L'attrait pour investir ne garantit pas à lui seul un rebond massif de l'offre sans accompagnement.

Le bail réel solidaire (BRS) : principe et attractivité

Le bail réel solidaire (BRS) sépare la propriété du foncier et celle du bâti pour abaisser le coût d'achat, souvent de 30 à 50 % par rapport au marché classique. Ce dispositif vise en priorité les primo-accédants sous plafonds de ressources.

Une fois informés du mécanisme, une majorité de personnes se montrent séduites par son principe et nombreux sont ceux qui souhaiteraient que leur commune propose ce type d'offre. Toutefois, à ce stade le BRS reste minoritaire en nombre de logements livrés.

Limites et perspectives

Le BRS encadre les prix à la revente et impose une redevance foncière à l'acquéreur ; ces contraintes limitent la spéculation mais peuvent aussi freiner certains acheteurs. Le développement du dispositif dépendra de la mise en place d'opérateurs et d'un cadre local adapté.

Conclusion

Le baromètre révèle une attente forte des Français pour que les communes agissent sur l'offre de logements. L'adhésion aux mesures proposées est large, qu'il s'agisse d'encadrement des loyers, d'incitations fiscales ou d'outils comme le BRS.

Pour transformer ce soutien en résultats tangibles, il faudra coordonner les politiques locales, simplifier les dispositifs et veiller à leur mise en œuvre opérationnelle. Source de ces informations : enquête publiée par BFMTV Immobilier.