Logement neuf : les mises en chantier plongent de 22% et l'activité recule en novembre
Les autorisations et les démarrages de chantiers marquent un net recul en novembre. Les statistiques provisoires montrent un ralentissement important du secteur du neuf.
Introduction
Le marché du logement neuf affiche un net ralentissement en fin d'année. Les derniers chiffres provisoires publiés fin décembre montrent un recul tant des autorisations que des mises en chantier.
Ces données, établies par le Service des données et études statistiques (SDES) pour le ministère en charge du logement, restent susceptibles d'être ajustées mais dessinent déjà une tendance défavorable pour la production de logements neufs.
Chiffres clés
Données de novembre
En novembre, 31 028 logements ont reçu une autorisation de construire. Parmi eux, 12 044 concernent des maisons individuelles, en hausse mensuelle de 3,2%, tandis que 18 984 logements collectifs enregistrent un recul de 7,8% par rapport au mois précédent.
Mises en chantier et ouvertures
Les démarrages de chantiers ont aussi fléchi : les ouvertures de chantier s'établissent à 25 419 logements, soit une baisse de 1% sur un mois.
Tendance sur 12 mois
Sur la période glissante décembre 2024 - novembre 2025, 378 806 logements ont été autorisés, un niveau inférieur de 9,5% à la moyenne des cinq dernières années. Les mises en chantier sur 12 mois s'élèvent à 272 692 logements, soit 22,2% de moins que la moyenne quinquennale.
Combien vaut votre bien immobilier ?
Obtenez une estimation précise en moins de 2 minutes, basée sur les données du marché.
100% gratuit • Sans engagement
Pourquoi la construction recule
Facteurs économiques
Le secteur du neuf subit plusieurs contraintes : l'augmentation des coûts de construction pèse sur la rentabilité des projets et la hausse des taux d'emprunt a freiné la demande d'achat pour de nombreux ménages.
Rôle des aides et des investisseurs
La disparition progressive de dispositifs fiscaux favorables à l'investissement locatif, comme le dispositif Pinel, a réduit l'attractivité pour certains investisseurs particuliers, contribuant à la contraction de l'activité.
Conséquences et perspectives
Impacts pour le marché
Un recul soutenu de la production de logements peut accentuer les tensions sur l'offre, notamment dans les zones tendues, et modifier les trajectoires d'investissement des promoteurs et bailleurs.
Ce qu'il faut surveiller
Les prochains mois seront à suivre : révisions méthodologiques du SDES, évolution des taux et décisions politiques sur les aides au logement peuvent influer sur la reprise ou la poursuite du ralentissement. Les données citées ici sont issues de la parution initiale publiée par BFM Immo.
FAQ
- Pourquoi les chiffres sont-ils qualifiés de provisoires ?
-
Le SDES collecte progressivement les informations et peut réviser les séries mensuelles après consolidation ; les premières publications sont donc susceptibles d'être ajustées.
- Que signifie une baisse de 22% des mises en chantier ?
-
Cela signifie qu'en moyenne sur 12 mois, le nombre de chantiers démarrés est inférieur de 22% à la moyenne observée sur les cinq années précédentes, témoignant d'un repli significatif de l'activité.
- La chute des mises en chantier va-t-elle faire baisser les prix ?
-
La relation n'est pas mécanique : une baisse de l'offre peut soutenir les prix localement, mais la demande, les taux et le contexte macroéconomique déterminent l'évolution des prix.
- Quels acteurs sont les plus impactés ?
-
Promoteurs, constructeurs et investisseurs locatifs sont exposés : marges comprimées, reports de projets et prudence des acquéreurs réduisent l'activité.