Construction : après deux ans de recul inédit, de fragiles indices de reprise apparaissent
Le BTP a connu un effondrement des ventes et des mises en chantier en 2023‑2024. Les premiers signes observés en 2025 restent toutefois insuffisants pour dissiper chômage et incertitudes.
Introduction
Le secteur de la construction a traversé deux années particulièrement difficiles, marquées par une chute des ventes et des démarrages de chantiers. Malgré quelques signes favorables début 2025, la reprise reste fragile et incomplète.
Cet article reprend les principaux éléments de contexte, les évolutions récentes observées et les freins qui freinent encore une remontée durable de l’activité.
Contexte et chiffres récents
Un recul inédit
En 2023 puis 2024, le BTP a enregistré une baisse notable des ventes et des mises en chantier, provoquant une contraction de l’activité chez promoteurs et constructeurs. Les volumes de permis et les mises en vente ont atteint des niveaux rarement vus ces quinze dernières années.
Conséquence immédiate : de nombreux chantiers ont été reportés ou annulés, et des pertes d’emploi ont affecté plusieurs branches du secteur, fragilisant les entreprises, notamment les plus petites.
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Les premiers frémissements en 2025
Des indicateurs qui bougent
Depuis le début de 2025, certains indicateurs montrent une stabilisation, voire de légers redressements : demandes de permis plus actives dans certaines régions et retour progressif d’acheteurs ou d’investisseurs sur des segments précis.
Cependant, ces améliorations restent localisées et peu suffisantes pour compenser les baisses accumulées : la reprise, lorsqu’elle existe, est lente et hétérogène.
Obstacles persistants
Des freins structurels
Plusieurs facteurs continuent d’entraver la reprise : incertitudes réglementaires et fiscales, coût du financement et tension sur les marges des promoteurs. Le marché ne retrouve pas encore la confiance nécessaire pour lancer massivement de nouvelles opérations.
Les fédérations professionnelles insistent sur l’importance d’incitations fiscales et de mesures de soutien pour débloquer des projets en attente et relancer les permis déjà accordés.
Perspectives pour le secteur
Entre prudence et espoirs
Si des politiques publiques adaptées et des signaux de demande se confirment, la relance des chantiers pourrait s’accélérer à court et moyen terme. Néanmoins, les pertes d’emploi récentes et les fragilités financières des acteurs ralentissent ce scénario.
En conclusion, la situation reste délicate : les premiers signes en 2025 sont encourageants, mais la route vers une reprise solide demeure incertaine. Source : Le Monde.
FAQ
- Pourquoi la construction a-t-elle reculé en 2023 et 2024 ?
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Le recul résulte d’un cocktail de facteurs : baisse de la demande, hausse des coûts, contraintes de financement et incertitudes réglementaires, qui ont freiné les mises en chantier et les ventes.
- Les signaux observés en 2025 annoncent-ils une reprise durable ?
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Ces premiers frémissements montrent une stabilisation locale, mais ils restent insuffisants pour parler de reprise généralisée tant que la confiance des acteurs et les volumes de projets ne remontent pas.
- Quelles mesures pourraient accélérer la reprise ?
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Des dispositifs fiscaux ciblés, des aides au financement des opérations et une clarification réglementaire pourraient débloquer des projets en attente et encourager la relance des chantiers.
- Quel impact sur l’emploi dans le BTP ?
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La contraction de l’activité a entraîné des pertes d’emploi dans plusieurs métiers. Une relance soutenue serait nécessaire pour restaurer durablement les emplois perdus.