Pourquoi les demandes de crédits immobiliers ont freiné en novembre, malgré +35% sur l’année 2025
Après une année très dynamique, la production de prêts immobiliers a marqué le pas en novembre. Retour sur les chiffres, les causes et les perspectives pour 2026.
Introduction
Après un exercice 2025 porté par une forte activité de crédit, la production de prêts immobiliers a connu un coup d'arrêt en novembre. Le reflux mensuel contraste avec la progression importante observée sur l'ensemble de l'année.
Dans cet article, nous détaillons les chiffres publiés, les facteurs qui ont freiné la production en fin d'année et ce que cela peut signifier pour les emprunteurs au début de 2026.
Chiffres et tendances récentes
La Banque de France indique que le montant des nouveaux prêts immobiliers est retombé à 12,3 milliards d'euros en novembre, contre 13,2 milliards en octobre, soit un recul d'environ 6,8% d'un mois sur l'autre.
Sur une échelle annuelle, la dynamique reste positive : les onze premiers mois de 2025 affichent une progression d'environ +35% par rapport à la même période de 2024, ce qui illustre un regain sensible de l'activité crédit sur l'année.
Évolution des taux
Le taux moyen hors frais et assurance est resté proche de 3,10% en novembre, quasiment stable par rapport au mois précédent. En fin d'année, certaines études de marché ont relevé des variations légères selon les durées et profils d'emprunteurs.
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Pourquoi la production a ralenti en novembre
Plusieurs éléments conjoncturels expliquent ce tassement : certaines banques réduisent leurs offres en fin d'année une fois leurs objectifs atteints, et plusieurs projets peuvent être postposés par des emprunteurs face à une visibilité moindre.
La stabilité récente des taux a aussi joué un rôle : quand les conditions paraissent stables, certains candidats à l'achat choisissent d'attendre quelques mois pour sécuriser une meilleure offre ou affiner leur dossier.
En pratique, les établissements peuvent temporiser en fin d'exercice pour relancer ensuite leurs promotions en début d'année, ce qui pèse sur la production constatée sur le mois de novembre.
Ce que prévoit le marché pour 2026
Les projections des acteurs du crédit évoquent une attente de volumes comparables à ceux de 2025 : certaines banques tablent sur des taux stables, d'autres envisagent de très faibles hausses, de l'ordre de quelques dixièmes de point.
La reprise d'activité en janvier est une hypothèse plausible, les établissements relançant leurs offres pour attirer des souscripteurs et compenser la baisse observée en fin d'année.
Focus primo-accédants
Un signal positif : les prêts aux primo-accédants progressent plus vite que la moyenne des prêts, ce qui peut indiquer une relance réelle de l'accès à la propriété pour les nouveaux entrants sur le marché.
Conséquences pour les emprunteurs et conclusion
Pour un acheteur, la situation actuelle combine des taux encore attractifs et une légère incertitude conjoncturelle : différer son projet peut parfois permettre d'obtenir une offre plus compétitive, mais cela comporte le risque d'une remontée des taux.
En pratique, il est conseillé de comparer les propositions, de préparer un dossier solide et d'anticiper les variations de taux selon son profil et la durée d'emprunt.
Article basé sur les données publiées par la Banque de France et des informations issues d’un article de BFM Immo.
FAQ
- Pourquoi la production de crédits a-t-elle diminué en novembre ?
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La baisse de novembre s'explique surtout par un comportement saisonnier des banques en fin d'année et par des reports de projets de la part de certains emprunteurs.
- Les taux ont-ils fortement augmenté ?
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Non : les taux se sont globalement stabilisés autour de 3,1% en moyenne, avec de légères variations selon les durées et profils.
- Faut-il attendre pour emprunter en 2026 ?
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Il n'y a pas de réponse unique : si les taux semblent encore attractifs, comparer les offres et préparer son dossier reste la meilleure stratégie plutôt que de parier sur une forte baisse future.
- Les primo-accédants sont-ils favorisés par la reprise ?
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Les données montrent une hausse des prêts aux primo-accédants plus rapide que la moyenne, ce qui traduit une amélioration de l'accès au crédit pour ce segment.