Taux immobiliers : pourquoi les banques remontent leurs barèmes
Au début de 2026, les grilles des établissements bancaires ont été relevées, mais la hausse reste mesurée. Explications et conseils pour emprunter.
Introduction
En ce début d'année 2026, plusieurs établissements bancaires ont ajusté leurs grilles de taux pour les crédits immobiliers. Le mouvement est général, mais loin d'atteindre des niveaux brutaux.
Cet article reprend les principaux chiffres communiqués par les courtiers et analyse ce que ces ajustements signifient pour les acheteurs, en particulier les primo-accédants, ainsi que les leviers pour limiter l'impact.
Pourquoi les barèmes augmentent
La révision des barèmes par les banques s'explique essentiellement par la hausse des taux de marché que les établissements utilisent comme référence. Ces mouvements se traduisent par des ajustements de grille, souvent modestes mais systématiques.
Le rôle des taux d'État
La progression des taux des obligations d'État à dix ans (OAT) a servi de signal : lorsque le rendement de ces obligations augmente, les banques réévaluent le coût de leur refinancement et répercutent partiellement cette hausse sur leurs offres de crédit.
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Conséquences pour les emprunteurs
Sur le plan chiffré, les courtiers observent des taux moyens avant négociation autour de 3,40 % pour 10 ans, 3,45 % pour 20 ans et 3,55 % pour 25 ans. Ces niveaux restent supportables pour de nombreux projets, mais augmentent le coût global d'un emprunt.
Qui est le plus touché ?
Les acheteurs les plus fragiles, avec un apport réduit ou des revenus moins stables, voient leur marge de manœuvre se réduire. En revanche, des profils solides conservent souvent des possibilités de négociation grâce à la concurrence entre établissements.
Comment réagir : conseils pratiques
Malgré la hausse, les banques continuent de prêter et proposent des remises pour les dossiers qu'elles jugent attractifs. La préparation du dossier reste déterminante pour obtenir une décote.
Stratégies de négociation
- Soigner le dossier : un profil avec apport, stabilité d'emploi et revenus suffisants facilite l'obtention d'une baisse de taux.
- Comparer les offres : solliciter plusieurs banques et courtiers augmente la pression concurrentielle.
- Jouer sur les garanties : une délégation d'assurance ou une mise en caution peut ouvrir droit à de meilleures conditions.
Perspectives du marché
Les acteurs du secteur estiment que la remontée observée reste modérée : la plupart des grilles affichent des variations contenues, souvent comprises entre 0,10 et 0,15 point, parfois davantage selon les banques.
Ce qu'il faut surveiller
La trajectoire des taux d'État, les décisions réglementaires et le climat économique permettront de savoir si ce réajustement est temporaire ou durable. Pour l'heure, la concurrence et la volonté de conserver la clientèle limitent des hausses plus fortes.
FAQ
- Les taux vont-ils continuer d'augmenter en 2026 ?
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Personne ne peut prédire l'évolution exacte, mais la tendance dépendra surtout des taux d'État et des conditions de refinancement. Pour l'instant, les hausses restent mesurées.
- Comment améliorer mon dossier pour obtenir un meilleur taux ?
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Augmenter l'apport, stabiliser ses revenus, comparer plusieurs offres et proposer une délégation d'assurance sont des leviers efficaces pour négocier une décote.
- Les primo-accédants sont-ils désavantagés par ces hausses ?
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Au contraire, les banques ciblent souvent les primo-accédants : malgré des conditions exigeantes, ceux qui présentent un projet bien structuré peuvent bénéficier d'offres compétitives.
- Faut-il attendre pour acheter si les barèmes montent ?
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Attendre peut coûter cher si les prix augmentent ; il vaut mieux simuler différents scénarios de financement et négocier activement plutôt que de parier sur un retour rapide des taux bas.