Introduction

Le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a été modifié au 1er janvier, entraînant la requalification d'environ 700 000 logements chauffés à l'électricité hors des classes F et G. Cette évolution corrige en partie un déséquilibre longtemps dénoncé, mais n'efface pas toutes les pénalités liées au chauffage électrique.

Dans cet article, nous décortiquons les raisons historiques du coefficient de conversion, les chiffres récents du mix énergétique et les conséquences concrètes pour les propriétaires et le marché immobilier.

La réforme du calcul du DPE

La nouvelle méthode de calcul du DPE introduit un coefficient de conversion de l'électricité abaissé, passant de 2,3 à 1,9 (contre 2,58 auparavant). Cette modification, validée par un arrêté de 2025, vise à mieux refléter la réalité du bouquet électrique français.

Chiffres clés

Conséquence directe : près de 700 000 logements classés F ou G et chauffés à l'électricité voient leur note s'améliorer. Ce mouvement intervient alors que le parc de résidences principales comptait encore plusieurs millions de « passoires énergétiques » au début de 2023.

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Origine et logique du coefficient de conversion

Le coefficient de conversion a été fixé dans les années 1970 pour comparer l'énergie primaire consommée nécessaire à la production d'énergie utile, qu'elle soit thermique ou électrique. À l'époque, l'électricité était majoritairement produite à partir d'énergies fossiles avec des rendements assez faibles.

Évolution du mix énergétique

Depuis, la France a massivement développé le nucléaire et les renouvelables : selon EDF, le nucléaire représentait une part importante de la production électrique en 2024. Ce changement de mix pèse sur la pertinence des coefficients hérités des années 1970.

Impact sur le marché et débats entre filières

La réduction du coefficient tend à rééquilibrer la comparaison entre énergies et peut améliorer la valeur perçue des logements chauffés à l'électricité. Pour les acteurs du secteur, c'est une étape vers une harmonisation européenne du calcul.

Tensions et critiques

Cependant, le secteur gazier et certains décideurs redoutent des effets pervers : une possible montée en puissance d'appareils électriques peu performants et, à terme, une hausse de la consommation hivernale. D'autres estiment que l'abandon pur et simple du coefficient serait plus juste compte tenu des pertes liées à certaines filières fossiles.

Que faire si votre logement est concerné ?

Si votre bien est touché par cette réévaluation, plusieurs options s'offrent à vous : faire réaliser un audit énergétique, prioriser l'isolation (combles, murs, fenêtres) ou envisager des systèmes de chauffage plus efficaces pour pérenniser la performance.

Actions pratiques

  • Commander un DPE actualisé pour connaître la nouvelle classe.
  • Évaluer et prioriser les travaux les plus rentables (isolation, ventilation, régulation).
  • Se renseigner sur les aides disponibles pour la rénovation énergétique.

Article initialement informé par un reportage de BFMTV Immo, repris ici pour expliquer les enjeux pour les propriétaires et le marché.