Près d’un projet immobilier sur cinq échoue : le manque d’acheteurs freine des chantiers malgré la hausse des prix
Le secteur du logement neuf tourne au ralenti : de nombreux programmes n’aboutissent pas faute d’acheteurs. Promoteurs et pouvoirs publics cherchent des leviers pour relancer la production.
Introduction
Le secteur de la promotion immobilière traverse une période contrastée : malgré une progression moyenne des prix, une part importante des projets ne va pas jusqu'à sa réalisation. Cette désaffection des acquéreurs pèse sur la mise en chantier et sur l'offre de logements neufs.
Promoteurs et acteurs publics examinent plusieurs pistes — fiscales et locales — pour ranimer l'investissement locatif et faciliter le démarrage des programmes bloqués.
État du marché
Les chiffres récents montrent des signaux contradictoires : certaines autorisations et mises en vente remontent, mais les réservations sont encore à la baisse. L'activité reste donc inférieure aux niveaux observés avant la crise, ce qui maintient la production de logements à un rythme réduit.
Tendances récentes
Le prix moyen au mètre carré a continué d'augmenter sur plusieurs trimestres, tandis que les volumes de ventes sur plan diminuent. Cette combinaison crée une situation où les coûts et l'incertitude refroidissent une partie de la demande.
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Pourquoi tant d'opérations échouent
Plusieurs facteurs expliquent l'augmentation des abandons de projets : l'absence d'acheteurs privés après la fin de certains dispositifs fiscaux, la prudence des investisseurs institutionnels et la montée des contraintes réglementaires locales.
Rôle des bailleurs et des investisseurs
Les bailleurs privés, qui souvent achètent sur plan pour lancer les programmes, ont fortement réduit leur activité. Les bailleurs sociaux, qui avaient compensé une partie du retrait du privé, pourraient également réduire leurs prises de participation au profit de travaux de rénovation.
La combinaison de prix élevés, de taux et de contraintes d'urbanisme réduit la marge de manœuvre des acteurs, rendant nombre d'opérations non viables.
Réponses et perspectives
Le gouvernement mise sur de nouveaux mécanismes pour attirer des capitaux vers l'immobilier locatif, avec notamment des mesures d'amortissement fiscal destinées à séduire les épargnants. Les promoteurs espèrent que ces incitations relanceront les réservations et le démarrage des chantiers.
Propositions locales et nationales
Parmi les idées avancées figurent une meilleure coordination avec les communes, des aides ciblées pour accélérer les autorisations d'urbanisme et la possibilité de réorienter une part de TVA vers les collectivités qui favorisent la construction. Ces pistes nécessitent toutefois des décisions politiques et des validations budgétaires.
En attendant, le secteur reste fragile : sans un retour significatif des acheteurs ou une injection d'incitations efficaces, un nombre élevé d'opérations pourrait continuer à être annulé.
Source : article initial publié par BFM Immo (BFMTV).
FAQ
- Pourquoi de nombreux projets immobiliers n'aboutissent-ils plus ?
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Le manque d'acheteurs, la fin de certains dispositifs fiscaux, la hausse des prix et des contraintes d'urbanisme entraînent des retraits fréquents de programmes qui ne sont plus jugés viables.
- Quel impact a le retrait des investisseurs privés ?
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Sans les achats des investisseurs privés sur plan, beaucoup d'opérations perdent leur financeur initial, ce qui bloque le seuil nécessaire au lancement des chantiers.
- Le dispositif "Jeanbrun" peut-il relancer l'investissement ?
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Ce type de mesure vise à rendre l'investissement locatif plus attractif via des avantages fiscaux ; son efficacité dépendra toutefois de son adoption par les épargnants et de la confiance du marché.
- Que peuvent faire les communes pour faciliter la construction ?
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Les maires peuvent accélérer les autorisations d'urbanisme, aménager les règles locales et bénéficier de dispositifs d'aide, mais cela requiert des incitations financières et une volonté politique locale.