Introduction

Une étude conjointe de l'Association des sociétés financières (ASF) et de la Fédération bancaire française (FBF) met en évidence un net recul des intentions de souscription de crédits au début de 2026. Les ménages montrent une prudence accrue face à l'endettement, situation qui pèse particulièrement sur les emprunts immobiliers.

Ce constat s'inscrit dans un contexte général d'incertitude liée au pouvoir d'achat et à l'emploi, qui pousse à la fois à retarder des projets et à renforcer l'épargne.

Confiance et épargne : un basculement des ménages

Un réflexe de protection

L'étude révèle que les Français manquent de visibilité sur l'avenir et préfèrent limiter leurs engagements financiers. Ce comportement se traduit par une hausse du taux d'épargne des ménages, considéré comme l'un des plus élevés d'Europe au quatrième trimestre 2025.

Selon les auteurs du rapport, l'inquiétude liée au pouvoir d'achat et aux perspectives d'emploi incite les foyers à mettre de côté une part plus importante de leurs revenus au détriment de nouveaux emprunts.

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Intentions d'emprunt : l'immobilier en retrait

Les crédits immobiliers les plus affectés

Les intentions de souscrire un prêt immobilier pour le premier semestre 2026 atteignent un plancher : seuls quelques pourcents des ménages envisagent d'emprunter. Le crédit à la consommation n'échappe pas non plus à cette tendance, mais l'immobilier apparaît comme le segment le plus freiné.

Par ailleurs, la part des ménages détenteurs d'un crédit a diminué, atteignant un niveau historiquement bas depuis la création de l'Observatoire des crédits aux ménages en 1989. Le rapport note aussi une proportion croissante de foyers jugeant leurs charges de remboursement élevées.

Conséquences pour le marché et la consommation

Impact sur les projets et les comportements

La contraction des intentions d'emprunt implique plusieurs effets pour le marché : moins d'acheteurs potentiels, des reports de travaux ou d'équipements, et une possible baisse des ventes dans certains segments. À court terme, cette vigilance limite les risques de surendettement mais freine aussi les achats qui nécessitent un financement.

  • Moins de crédits à la consommation réduit le risque d'endettement excessif.
  • Moins de nouveaux prêts immobiliers peut ralentir certaines transactions.
  • La hausse de l'épargne peut soutenir la capacité d'autofinancement des ménages à moyen terme.

Méthodologie et portée de l'enquête

Sur quelle base ?

Le diagnostic présenté provient de l'Observatoire des crédits aux ménages (OCM) et s'appuie sur une enquête réalisée en novembre 2025 par l'ASF et la FBF. L'échantillon comprend près de 10 000 ménages représentatifs de la population française.

Les auteurs précisent que les résultats reflètent des intentions et des perceptions à un moment donné : ils donnent un aperçu des tendances mais ne préjugent pas d'une reprise éventuelle des demandes de crédit si le climat économique s'améliore.