Mettre son logement en location : les 10 étapes (2026)
Comment mettre son appartement ou sa maison en location en 2026 : les 10 étapes dans l'ordre (loyer, diagnostics, annonce, locataire, bail), puis tout le cycle du bailleur — gestion, impayés, congés, fiscalité — avec nos guides détaillés à chaque étape.
Les 10 étapes d'une mise en location réussie
Comment mettre son logement en location ?
Dans l'ordre : vérifier que le logement est décent et autorisé à la location (les DPE G sont interdits depuis 2025), choisir entre vide et meublé, fixer le loyer au prix du marché, réaliser les diagnostics obligatoires, souscrire une assurance PNO, publier l'annonce, sélectionner le dossier locataire (décret du 5 novembre 2015), sécuriser par une caution, une GLI ou Visale, signer un bail conforme loi ALUR et dresser l'état des lieux d'entrée. Comptez 3 à 6 semaines entre la décision et la remise des clés.
Mettre un logement en location se joue avant la publication de l'annonce : un loyer bien positionné, un dossier réglementaire complet et une sélection rigoureuse du locataire font 90 % du résultat. Voici l'ordre à suivre :
- Vérifier que le logement est louable (décence, DPE) ;
- Choisir vide ou meublé ;
- Fixer le loyer au prix du marché (et vérifier l'encadrement) ;
- Faire les diagnostics obligatoires ;
- Assurer le bien (PNO) et prévenir la copropriété si besoin ;
- Rédiger et diffuser l'annonce ;
- Organiser les visites et sélectionner le dossier locataire ;
- Sécuriser les garanties (caution ou GLI) ;
- Signer le bail conforme ;
- Faire l'état des lieux d'entrée et remettre les clés.
Chaque étape est détaillée ci-dessous, avec les erreurs qui coûtent le plus cher.
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Checklist de mise en location en 10 étapes, pièces exigibles du locataire, modèle de quittance, lettre de révision IRL et calendrier annuel du bailleur — au format Word et PDF.
Le tableau de bord complet — chaque étape renvoie vers la section détaillée et nos guides dédiés :
| # | Étape | L'essentiel |
|---|---|---|
| 1 | Vérifier que le logement est louable | Décence + DPE ≥ F (G interdit depuis 2025) |
| 2 | Choisir vide ou meublé | Structure bail, fiscalité et rotation |
| 3 | Fixer le loyer | Prix de marché + vérifier l'encadrement |
| 4-5 | Diagnostics, assurance, copro | Pack 150-350 € + PNO obligatoire en copro |
| 6-7 | Annonce, visites, sélection | Pièces du décret de 2015 uniquement |
| 8 | Sécuriser (caution, GLI, Visale) | Non cumulables sauf étudiant/apprenti |
| 9-10 | Bail + état des lieux | Contrat type ALUR + EDL photographié |
| — | Gérer au quotidien | Quittance, IRL, charges, réparations |
| — | Fin de bail | Congé bailleur : 3 motifs, 6 mois de préavis |
Ce guide couvre aussi ce que les checklists oublient : la gestion au quotidien, les impayés, la fin de bail et la fiscalité du bailleur.
Calendrier réaliste : comptez 1 semaine pour les diagnostics (prise de rendez-vous comprise), 1 à 2 semaines de diffusion d'annonce dans un marché tendu (3 à 5 en zone détendue), et quelques jours pour le montage du bail. Soit 3 à 6 semaines entre la décision et la remise des clés — et chaque semaine de vacance coûte environ 2 % du revenu locatif annuel.
Étape 1 — Vérifier que le logement est louable (décence et DPE)
Avant tout, le logement doit être décent : surface habitable d'au moins 9 m² (et 20 m³), absence de risque pour la sécurité et la santé, équipements de base (chauffage, eau, électricité conformes).
S'y ajoute désormais le critère de performance énergétique : les logements classés G au DPE sont interdits de location depuis le 1er janvier 2025, les F le seront en 2028 et les E en 2034. Bonne nouvelle pour les biens chauffés à l'électricité : le nouveau calcul du DPE entré en vigueur au 1er janvier 2026 (coefficient électricité abaissé à 1,9) a reclassé environ 850 000 logements — vérifiez gratuitement votre nouvelle étiquette sur le site de l'ADEME avant d'engager des travaux.
Un logement non décent expose le bailleur à une action du locataire (mise en conformité forcée, réduction de loyer) : mieux vaut traiter le sujet avant la mise en location qu'après.
Dernière vérification : certaines communes soumettent la mise en location à un permis de louer (déclaration ou autorisation préalable en mairie). Louer sans l'avoir obtenu expose à une amende pouvant atteindre 15 000 €.
Le détail des critères — surface minimale, sécurité, équipements, calendrier DPE — et la check-list complète sont dans notre guide du logement décent. Une fois le bail signé, la révision annuelle du loyer suppose une clause dédiée — vérifiez-la avant publication de l'annonce.
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Étape 2 — Choisir entre location vide et meublée
Ce choix structure tout le reste : bail, fiscalité, loyer, rotation des locataires.
| Location vide | Location meublée | |
|---|---|---|
| Durée du bail | 3 ans (tacite reconduction) | 1 an (9 mois en bail étudiant) |
| Préavis locataire | 3 mois (1 mois en zone tendue) | 1 mois |
| Préavis bailleur (congé) | 6 mois avant l'échéance | 3 mois avant l'échéance |
| Dépôt de garantie max. | 1 mois de loyer | 2 mois de loyer |
| Loyer | Référence | +10 à +20 % |
| Fiscalité | Revenus fonciers | BIC (micro-BIC ou LMNP réel) |
| Gestion | Plus stable, rotation faible | Rotation forte, mobilier obligatoire |
Le comparatif complet (rentabilité, fiscalité, profils de locataires) est dans notre guide louer vide ou meublé, et le détail fiscal du meublé dans LMNP : la fiscalité 2026.
Deux variantes à connaître : le bail mobilité (meublé de 1 à 10 mois, sans dépôt de garantie, réservé aux locataires en formation ou mission) et la location étudiante (bail meublé de 9 mois, sans tacite reconduction).
Étape 3 — Fixer le loyer : l'étape qui détermine tout
Le bon loyer est celui qui loue en moins de deux semaines sans brader. Deux erreurs symétriques à éviter :
- Trop haut : le logement reste vacant. Un mois de vacance représente 8,3 % du revenu annuel — plus que ce que vous espériez gagner en surcotant ;
- Trop bas : vous êtes bloqué pour des années. En cours de bail, le loyer ne se révise que selon l'IRL, et à la relocation il est plafonné au loyer du locataire précédent dans les zones tendues.
Vérifiez aussi si votre commune applique l'encadrement des loyers (Paris, Lyon, Villeurbanne, Lille, Bordeaux, Montpellier, Est Ensemble, Plaine Commune…) : un loyer de référence majoré s'impose alors, sous peine de devoir rembourser le trop-perçu.
Pour un investisseur, c'est aussi le moment de valider le rendement réel du projet — méthode et calculs dans notre guide rentabilité locative.
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Étapes 4 et 5 — Diagnostics, assurance et copropriété
Les diagnostics de location à annexer au bail : DPE (obligatoire dès l'annonce, la classe doit y figurer), ERP en zone à risque, plomb (avant 1949), amiante (permis avant juillet 1997), gaz et électricité (installations de plus de 15 ans, valables 6 ans en location), et le mesurage de la surface habitable (loi Boutin) pour le bail. Comptez 150 à 350 € le pack — le détail des tarifs est dans notre guide des prix des diagnostics immobiliers. Attention aux durées de validité, différentes de celles de la vente — le tableau complet est dans notre guide validité des diagnostics.
L'assurance : souscrivez une assurance propriétaire non occupant (PNO), peu coûteuse (100 à 200 €/an, déductible) et exigée en copropriété. Le locataire devra de son côté fournir son attestation d'assurance habitation à la remise des clés puis chaque année.
La copropriété : vérifiez que le règlement n'interdit pas votre projet (les locations de courte durée sont souvent restreintes ; la location classique ne peut en principe pas être interdite).
Côté propriétaire, ne faites pas l'impasse sur l'assurance PNO : obligatoire en copropriété depuis la loi ALUR, c'est la seule couverture qui joue pendant la vacance ou quand l'assurance du locataire fait défaut.
Étapes 6 et 7 — L'annonce, les visites et la sélection du locataire
L'annonce doit mentionner le loyer, les charges, la classe DPE, la surface et, en zone d'encadrement, le loyer de référence majoré. Soignez les photos : elles font la différence sur le volume de contacts — nos conseils dans le guide photo immobilière.
La sélection du dossier est le moment le plus important de toute la mise en location : c'est là que se joue le risque d'impayé. Les règles :
- Vous ne pouvez demander que les pièces autorisées par le décret du 5 novembre 2015 : identité, justificatifs de domicile, d'activité et de ressources (les RIB, dossiers médicaux ou extraits de casier sont interdits) ;
- Le repère de solvabilité courant : un loyer charges comprises ne dépassant pas 33 % des revenus nets du candidat (c'est aussi le seuil exigé par la plupart des GLI) ;
- Vérifiez la cohérence des pièces (avis d'imposition contrôlable sur impots.gouv.fr avec le numéro de vérification) : les faux dossiers représentent une part croissante des candidatures ;
- Aucune discrimination : le choix doit reposer sur la solvabilité et les garanties, rien d'autre.
Pour aller plus loin sur la sélection : la liste exacte des pièces exigibles, les documents interdits et les techniques de vérification des faux dossiers sont détaillées dans notre guide du dossier locataire.
Étape 8 — Sécuriser : caution, GLI ou Visale
Trois dispositifs principaux, non cumulables pour l'essentiel (on ne peut pas exiger une caution personne physique en plus d'une GLI, sauf locataire étudiant ou apprenti) :
- La caution (garant) : gratuite, mais sa solidité dépend du garant — et un engagement verbal ne vaut rien, l'acte de cautionnement doit être écrit (modèle conforme dans notre guide de la caution solidaire) ;
- La garantie loyers impayés (GLI) : 2 à 4 % des loyers, déductibles, couvre impayés, détériorations et frais de procédure. Elle impose un locataire éligible (taux d'effort ≤ 33 % en général) ;
- Visale : la caution gratuite d'Action Logement, pour les locataires de moins de 31 ans et certains salariés — une alternative sérieuse quand le candidat n'a pas de garant familial.
Ajoutez le dépôt de garantie : 1 mois de loyer hors charges maximum en location vide, 2 mois en meublé.
Le dépôt de garantie complète ces dispositifs : 1 mois de loyer en vide, 2 en meublé — plafonds, restitution et retenues sont détaillés dans notre article sur le dépôt de garantie en location.
Étapes 9 et 10 — Le bail et l'état des lieux d'entrée
Le bail doit respecter le contrat type de la loi ALUR (décret de 2015) et contenir ses clauses et annexes obligatoires : diagnostics, notice d'information, règlement de copropriété le cas échéant. Utilisez nos modèles conformes : bail de location vide ou bail meublé (avec l'inventaire du mobilier obligatoire).
L'état des lieux d'entrée, précis et photographié pièce par pièce, est votre seule preuve à la sortie : sans lui, le logement est présumé avoir été remis en bon état, et vous ne pourrez rien imputer sur le dépôt de garantie. Les règles de comparaison entrée/sortie, la vétusté et la restitution de la caution sont détaillées dans notre guide de l'état des lieux de sortie, et notre modèle d'état des lieux (entrée + sortie) est téléchargeable gratuitement.
Dernier réflexe : conservez tous les documents (bail, EDL, quittances, échanges) pendant toute la durée de la location et 3 ans après — c'est le délai de prescription des actions locatives.
Les obligations du bailleur : ce que la loi vous impose
Être propriétaire bailleur, c'est accepter quatre obligations continues, fixées par la loi du 6 juillet 1989 (article 6) — les ignorer expose à des sanctions civiles, voire pénales pour l'habitat indigne :
- Délivrer un logement décent : surface minimale (9 m² / 20 m³), absence de risque pour la santé et la sécurité, équipements de base en état de marche, et performance énergétique minimale (classe F maximum depuis 2025, E à partir de 2034) ;
- Garantir la jouissance paisible : pas de visite sans accord du locataire (vous n'avez PAS le droit de garder un double des clés pour entrer), pas de coupure de services, protection contre les vices cachés du logement ;
- Entretenir et réparer : toutes les réparations autres que locatives (chaudière vétuste, toiture, ballon d'eau chaude en fin de vie, volets…) sont à votre charge, même si le locataire est en place depuis des années ;
- Remettre les documents obligatoires : quittance sur demande, décompte de charges annuel, et depuis 2023 les justificatifs de régularisation sur simple demande du locataire.
En miroir, le locataire doit payer le loyer, user paisiblement du logement, souscrire une assurance habitation et assumer l'entretien courant. Cette répartition des rôles est la grille de lecture de tous les litiges locatifs — la retrouver noir sur blanc dans le bail évite la plupart des conflits.
Pendant la location : les obligations récurrentes du bailleur
Le bail signé, la gestion commence. Quatre rendez-vous réguliers structurent la vie du bailleur :
- La quittance de loyer : gratuite et obligatoire dès que le locataire la demande — modèle et règles dans notre guide de la quittance de loyer. Pour la CAF ou un dossier du locataire, c'est l'attestation de loyer qui est demandée ;
- La révision annuelle du loyer : possible uniquement si le bail contient une clause de révision, à la date anniversaire, selon l'indice IRL — et prescrite au bout d'un an (une révision oubliée est perdue). Notre simulateur de révision de loyer fait le calcul en 30 secondes ;
- Les charges : provisions mensuelles puis régularisation annuelle sur justificatifs, ou forfait en meublé. La liste limitative des charges récupérables (décret de 1987) évite les litiges ;
- Les réparations : l'entretien courant incombe au locataire, le reste (gros œuvre, vétusté, équipements) au bailleur. En cas de sinistre, les responsabilités se partagent selon l'origine — voir notre guide du dégât des eaux en location.
Conservez chaque document (quittances, décomptes, échanges écrits) : le délai de prescription des actions locatives est de 3 ans, et la charge de la preuve pèse largement sur le bailleur.
Impayés de loyer : prévenir, puis réagir vite
Un impayé se joue dans les 15 premiers jours. La séquence qui protège vos droits :
- Relance immédiate (téléphone + écrit) dès le 5 du mois : la moitié des retards se règlent là ;
- Mise en demeure puis information du garant et, si vous avez une GLI ou Visale, déclaration du sinistre dans les délais du contrat (souvent 2 à 3 mois maximum) ;
- Commandement de payer par commissaire de justice, qui déclenche la clause résolutoire (délai de 6 semaines pour le locataire depuis la loi anti-squat de 2023) ;
- À défaut de paiement, assignation — la procédure complète, ses délais réels et ses coûts sont détaillés dans nos guides du loyer impayé et de l'expulsion d'un locataire.
Deux contraintes de calendrier à connaître : la trêve hivernale (aucune expulsion du 1er novembre au 31 mars) et les délais de paiement que le juge peut accorder (jusqu'à 3 ans). Pour recouvrer la dette, la saisie sur salaire a été déjudiciarisée au 1er juillet 2025 — plus rapide qu'avant.
La meilleure protection reste en amont : un dossier locataire vérifié (étape 7) et une garantie adaptée (étape 8).
Fin de bail : congés, préavis et sortie du locataire
Asymétrie fondamentale du bail d'habitation : le locataire peut partir à tout moment (préavis de 3 mois en vide — réduit à 1 mois en zone tendue — et 1 mois en meublé), tandis que le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, pour trois motifs limitatifs :
| Motif du congé bailleur | Préavis | Conditions clés |
|---|---|---|
| Reprise pour habiter | 6 mois (vide) / 3 mois (meublé) | Bénéficiaire limité (bailleur, conjoint, ascendants/descendants), justification obligatoire, locataires protégés |
| Congé pour vente | 6 mois (vide) | Le locataire est prioritaire pour acheter (droit de préemption), prix et conditions dans le congé |
| Motif légitime et sérieux | 6 mois (vide) / 3 mois (meublé) | Manquements du locataire (impayés répétés, troubles) — apprécié par le juge |
Un congé mal notifié est nul : utilisez notre modèle de lettre de fin de bail et respectez la forme (LRAR, acte de commissaire de justice ou remise en main propre contre récépissé).
Vous pouvez aussi vendre sans donner congé : le bien se transmet alors loué, bail en cours — décote et stratégie dans notre guide vendre un bien loué, et les cas où le locataire est prioritaire dans celui du droit de préemption du locataire.
À la sortie : état des lieux comparé à l'entrée (vétusté déduite), puis restitution du dépôt de garantie sous 1 mois (EDL conforme) ou 2 mois (retenues justifiées), sous peine de majoration de 10 % du loyer par mois de retard.
La fiscalité du bailleur : déclarer ses loyers sans se tromper
Le régime dépend du choix vide/meublé fait à l'étape 2 :
| Régime | Seuil de loyers | Abattement / principe | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Micro-foncier (vide) | < 15 000 €/an | Abattement forfaitaire 30 % | Peu de charges réelles |
| Réel foncier (vide) | — | Charges déduites, déficit imputable jusqu'à 10 700 €/an | Travaux, intérêts d'emprunt |
| Micro-BIC (meublé) | < 77 700 €/an | Abattement 50 % | Simplicité, charges faibles |
| LMNP réel (meublé) | — | Amortissement du bien + charges : loyers souvent peu ou pas imposés | La plupart des meublés rentables |
À intégrer aussi dans le rendement : la taxe foncière (à la charge du bailleur, non récupérable) — dont la part TEOM, elle, se récupère sur le locataire — et les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les revenus nets.
Deux situations particulières : louer à son enfant (possible, mais à loyer de marché et sans cumul APL/rattachement fiscal) et le logement laissé vide, qui subit la taxe sur les logements vacants en zone tendue (17 % puis 34 % de la valeur locative).
En location nue, l'arbitrage se joue entre l'abattement forfaitaire de 30 % du micro-foncier et la déduction des charges réelles au régime réel — la règle des 30 % de charges fait basculer la réponse.
Et si vos charges dépassent vos loyers l'année d'un chantier, le déficit foncier s'impute sur votre revenu global jusqu'à 10 700 € par an (21 400 € pour une rénovation énergétique de passoire payée avant fin 2027).
Cas particuliers : colocation, sous-location, saisonnier
Quatre configurations sortent du schéma classique :
- Colocation : bail unique avec clause de solidarité (chaque colocataire garantit tout le loyer) ou baux multiples par chambre. La clause de solidarité s'éteint 6 mois après le départ d'un colocataire remplacé ;
- Sous-location : interdite sans votre accord écrit (loyer au m² plafonné à celui du bail principal). Les règles et les risques côté bailleur sont dans notre guide de la sous-location ;
- Location saisonnière : régime distinct (changement d'usage en ville tendue, plafond de nuitées en résidence principale, fiscalité durcie en 2025) — voir le contrat de location saisonnière ;
- Garage ou parking seul : liberté contractuelle totale (hors loi de 1989) — modèle et clauses dans le bail de garage/parking ;
- Chambre chez l'habitant : louer une pièce de sa propre résidence principale, avec une exonération d'impôt totale sous conditions — régime, bail et plafonds 2026 dans notre guide pour louer une chambre chez l'habitant.
Faire soi-même ou déléguer ?
Tout ce qui précède peut être fait seul, avec du temps et de la rigueur. Mais deux étapes concentrent l'essentiel du risque et se délèguent bien :
- La fixation du loyer : un loyer mal positionné coûte soit de la vacance, soit des années de manque à gagner ;
- La sélection du locataire et le bail : un impayé mal géré ou un bail non conforme coûtent des milliers d'euros.
Le mandat de location seule (annonce, visites, dossier, bail, état des lieux) coûte environ un mois de loyer, partagé avec le locataire. La gestion complète ajoute 6 à 10 % HT des loyers, déductibles — le détail des formules et tarifs est dans notre guide de la gestion locative.
Et si vous hésitez encore entre louer et vendre, notre comparatif vendre ou louer sa maison pose les bons critères de décision.
FAQ
- Quelles sont les étapes pour mettre son appartement en location ?
-
Dans l'ordre : vérifier la décence et le DPE (les logements G sont interdits de location), choisir vide ou meublé, fixer le loyer au prix du marché, réaliser les diagnostics, souscrire une assurance PNO, diffuser l'annonce, sélectionner le dossier locataire, sécuriser les garanties (caution, GLI ou Visale), signer un bail conforme et faire un état des lieux d'entrée précis.
- Quels diagnostics pour louer un logement ?
-
DPE (obligatoire dès l'annonce), ERP en zone à risque, plomb pour les constructions d'avant 1949, amiante si le permis date d'avant juillet 1997, gaz et électricité si les installations ont plus de 15 ans (valables 6 ans en location), et le mesurage de la surface habitable (loi Boutin). Comptez 150 à 350 € le pack.
- Comment fixer le loyer de son logement ?
-
En croisant les loyers des annonces comparables du secteur (même type, surface, standing), les références de loyers de la ville et les caractéristiques du bien (étage, extérieur, DPE, meublé ou vide). Dans les communes à encadrement des loyers (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier…), le loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré.
- Quels documents peut-on demander à un locataire ?
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Uniquement les pièces autorisées par le décret du 5 novembre 2015 : justificatif d'identité, de domicile, d'activité professionnelle et de ressources (avis d'imposition, bulletins de salaire). Il est interdit d'exiger un RIB, un dossier médical, un extrait de casier judiciaire ou un chèque de réservation.
- Peut-on cumuler une caution et une garantie loyers impayés ?
-
Non, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. Pour les autres locataires, il faut choisir : caution personne physique (gratuite, dépend de la solidité du garant), GLI (2 à 4 % des loyers, déductibles) ou Visale (caution gratuite d'Action Logement, sous conditions d'âge et de statut).
- Combien coûte la mise en location par une agence ?
-
Environ un mois de loyer pour la mise en location complète (annonce, visites, sélection du dossier, bail, état des lieux), partagé entre bailleur et locataire — la part locataire étant plafonnée par la loi ALUR. La gestion courante, en option, ajoute 6 à 10 % HT des loyers, déductibles des revenus fonciers.
- Qu'est-ce qu'un bailleur ?
-
Le bailleur est la personne (physique ou morale) qui met un bien en location par un contrat de bail, par opposition au preneur (le locataire). Le propriétaire bailleur doit délivrer un logement décent, en assurer la jouissance paisible et prendre en charge les réparations autres que locatives (loi du 6 juillet 1989). En contrepartie, il perçoit le loyer et peut donner congé à l'échéance du bail pour trois motifs : reprise, vente ou motif légitime et sérieux.
- Quel préavis pour donner congé à son locataire ?
-
Six mois avant l'échéance du bail en location vide, trois mois en meublé — et uniquement pour trois motifs : reprise pour y habiter (vous ou un proche), vente du logement, ou motif légitime et sérieux (impayés répétés, troubles). Le congé se notifie par lettre recommandée avec AR, acte de commissaire de justice ou remise en main propre contre récépissé. Hors échéance, le bailleur ne peut pas mettre fin au bail.
- Peut-on augmenter le loyer chaque année ?
-
Oui, si le bail contient une clause de révision : à la date anniversaire, selon la variation de l'indice de référence des loyers (IRL) publié par l'INSEE. La révision non appliquée se prescrit au bout d'un an (pas de rattrapage rétroactif). En zone d'encadrement des loyers, le loyer révisé ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré. Hors clause de révision, le loyer reste bloqué toute la durée du bail.
- Quelle assurance pour un propriétaire bailleur ?
-
L'assurance propriétaire non occupant (PNO), qui couvre le bâti et la responsabilité civile du bailleur, y compris pendant la vacance locative. Elle coûte 100 à 200 €/an, est déductible des revenus fonciers et obligatoire en copropriété depuis la loi ALUR. Elle complète (sans la remplacer) l'assurance habitation du locataire, dont l'attestation doit être exigée à la remise des clés puis chaque année.
- Le permis de louer est-il obligatoire ?
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Uniquement dans les communes (ou quartiers) qui l'ont instauré, souvent pour lutter contre l'habitat indigne. Selon la zone, il s'agit d'une simple déclaration ou d'une autorisation préalable de mise en location à obtenir avant la signature du bail. Louer sans l'avoir fait expose à une amende pouvant atteindre 5 000 € (déclaration) ou 15 000 € (autorisation, en cas de récidive). Vérifiez auprès de votre mairie.
- Comment déclarer ses revenus locatifs ?
-
En location vide : régime micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) si vos loyers annuels sont inférieurs à 15 000 €, sinon régime réel (charges réellement déduites, déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 €/an). En meublé : micro-BIC (abattement 50 %) sous 77 700 €, ou LMNP au réel avec amortissement du bien — souvent le plus avantageux. S'y ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux sur le revenu net.